Porte de Charenton, samedi. JULIEN DE ROSA / AFP

REPORTAGE - Pour cette troisième journée de mobilisation en trois semaines, les cortèges ont majoritairement progressé dans le calme hors des centres-villes. Avant que des casseurs et pilleurs n’entament des affrontements avec les forces de l’ordre partout sur le territoire.

Si le pire semble avoir été évité, la colère du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez était palpable, au crépuscule de l’acte III de la mobilisation nationale contre la vie chère. «Il y a eu énormément de tensions, énormément de violence, et la journée n’est pas terminée», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse organisée peu avant 20 heures, ce samedi 31 octobre. Quelques heures plus tard, au moment de faire le bilan de cette nouvelle journée sous haute tension, le premier flic de France a fustigé des «actes violents très graves que tous doivent condamner», perpétrés par plusieurs centaines de «casseurs et pilleurs» animés par la «mouvance d’ultragauche», présents dans «chaque cortège», à Paris, Marseille, Nantes, Bordeaux mais aussi Rennes, Tours et Angers. Le ministre a adressé ses pensées aux forces de sécurité, ciblées par une «violence inouïe», à coups de «jets de pavés», de «tirs de mortiers» et d’au moins trois cocktails Molotov, dont l’un a blessé à la cheville un capitaine…

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Source: Le Figaro · Adrien Bez, Justin Boche, Nicolas Farmine, Marie-Hélène Hérouart, Clotilde Jégousse, Aldric Meeschaert, Leopold Paitier, Jacques Paugam, Jean-Baptiste Semerdjian, Laurène Trillard, Etienne Jacob

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