Dans un télégramme envoyé aux préfets, le ministre de l’Intérieur appelle à la vigilance pour ce troisième samedi consécutif de manifestations.
Passer la publicité Passer la publicitéUn risque très élevé de violences urbaines et de débordements, avec comme prétexte la «fête d’Halloween». Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a adressé ce jeudi 29 octobre un télégramme aux préfets, les appelant à la vigilance pour la journée du 31 octobre. En ce troisième samedi consécutif d’appel aux manifestations partout en France, des appels ont été faits sur les réseaux sociaux pour troubler les cortèges, d’après un document que BFMTV a pu consulter, et que Le Figaro a pu vérifier auprès d’une source au ministère de l’Intérieur.
«Ont été repérés sur les réseaux sociaux de multiples appels à rassemblements dans les centres-villes, sur toutes les places publiques, au prétexte de la fête d’Halloween», explique Laurent Nuñez. «L’analyse de l’infographie de ces appels ne laisse pas de doute sur les intentions de leurs auteurs de commettre de nouvelles exactions. Aussi, du début de soirée jusque tard dans la nuit, le risque de violences urbaines est très élevé».
Dispositif «puissant, réactif et agile»
Aussi, il demande de porter «une attention toute particulière aux appels aux rassemblements sur toutes les places publiques à partir de 20 heures qui se multiplient, et aux risques de cortèges sauvages qui en découlent». Le ministre a également incité les préfets à prévoir «un dispositif opérationnel robuste des forces de l’ordre qui devra être puissant, réactif et agile». Afin de «renforcer les effectifs disponibles» pour «cette journée sensible», le ministre annonce avoir «validé les mesures de suspension des repos pour les policiers et gendarmes partout où cela était nécessaire afin de porter le taux de disponibilité à 75%».
Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur préconise des contrôles de flux en amont des rassemblements, notamment dans «les gares et axes de transport afin de permettre la détection de matériels qui serviront à exercer des violences (cagoules, masques, feux d’artifice, mortiers, etc.) ou l’identification de personnes n’étant pas autorisées à participer à ces manifestations». Les préfets pourront également s’appuyer sur «l’ensemble des mesures de police administrative», comme les interdictions de manifester en centre-ville, l’autorisation des cortèges dans des secteurs périphériques, les interdictions de rassemblements et les couvre-feux.
Source: Le Figaro · Sidonie Rahola-Boyer
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