Sur demande de la préfecture de police, les opérateurs ont mis en place des zones interdites à la circulation. Les utilisateurs s’exposent à des pénalités en cas de non-respect.
Passer la publicité Passer la publicitéMauvaise surprise pour les manifestants qui voulaient se rendre sur les lieux du défilé avec un vélo en libre-service. Les opérateurs ont mis en place des zones interdites à la circulation sur le périmètre autour du cortège, ainsi que dans certains espaces susceptibles de servir de point de rassemblement. Il s’agit à la fois d’une demande de la préfecture de Police, mais également d’une mesure de sécurité pour les entreprises propriétaires de ces vélos. De nombreux engins ont été dégradés lors des affrontements, notamment lors du week-end des 17 et 18 octobre.
Contacté par Le Figaro, Lime confirme avoir «mis en place des zones interdites à la circulation, d’autres empêchant seulement le stationnement». Cela fait suite aux «demandes officielles de la Préfecture de Police». L’opérateur s’excuse pour la gêne occasionnée. « Nous savons l’impact sur les trajets de nos utilisateurs, et nous les prévenons systématiquement à l’ouverture de l’application comme quoi les zones de circulation ont été modifiées.»
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Dégradation du matériel
Même tonalité chez son concurrent Dott. En plus de la mise en place des zones temporaires interdites à la circulation et au stationnement, les véhicules présents dans ces secteurs ont été retirés de manière préventive dans la nuit précédant l’événement. «L’objectif est d’éviter que nos véhicules se trouvent à proximité des rassemblements, pour protéger à la fois l’espace public, les riverains et notre service», a déclaré Jérémie François, responsable des affaires publiques de Dott. En outre, l’application empêchera par ailleurs les utilisateurs de terminer leur trajet dans ces zones, avec des pénalités renforcées en cas de non-respect.
Les opérateurs ont payé un lourd tribut lors des manifestations précédentes. Selon le prestataire de Vélib’, 350 vélos, soit 1,6 % du parc actuel, auraient été endommagés, ainsi que plusieurs stations lors du 17 et 18 octobre. «L’Agemob déplore et condamne ces dégradations volontaires. Les vélos, stations et totems Vélib’ sont des équipements publics, au service de toutes et tous. Leur détérioration pénalise directement les personnes qui utilisent quotidiennement le vélo partagé en libre-service pour leurs déplacements. Je salue les équipes mobilisées et remercie les utilisateurs qui les aident en signalant les vélos abandonnés ou vandalisés» indique Dan Lert, président de l’Agemob, en charge de la gestion des Vélib’ Paris.
Source: Le Figaro · Thomas Engrand
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