Face au risque "très élevé" de débordements au sein des 180 manifestations attendues samedi, Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, prévoit de mobiliser quelque 70 000 membres des forces de l'ordre, soit les mêmes effectifs que lors des manifestations du samedi 24 octobre, dont certains étaient chargés de sécuriser le congrès sous haute tension du RN à Orléans.
Ce qu'il faut savoir
Alors que la doctrine du maintien de l'ordre a été vivement critiquée ces dernières semaines et que le gouvernement anticipe pour sa part "un risque très élevé de débordements", sept syndicats de salariés et d'étudiants ont attaqué en référé la préfecture de police, jeudi 29 octobre, afin que soit publié "au plus vite" un arrêté d'interdiction partielle de manifester samedi à Paris, entre les places de la Bastille et de la Nation comme ils le souhaitaient, afin d'avoir le temps de le contester en justice. L'intersyndicale Ile-de-France "refuse de tomber dans le piège tendu par la préfecture lors de la manifestation du 24 octobre, consistant à prendre un arrêté d'interdiction bien trop tard pour nous empêcher de le contester devant le tribunal" administratif, ont déclaré les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué. Suivez notre direct.
• Le syndicats refusent le parcours parisien proposé par les autorités. Mercredi, la CGT, FO, la FSU et Solidaires, ainsi que la Fage, l'Union étudiante et l'Unef, avaient déclaré que les autorités leur avaient signifié oralement cette interdiction et leur avaient proposé "le déport de la manifestation sur un parcours porte de Bagnolet - porte de Charenton", en lisière de la capitale.
• Quelque 70 000 membres des forces de l'ordre mobilisés. Face au risque "très élevé" de débordements au sein des 180 manifestations attendues samedi, Laurent Nuñez, le ministre de l'Intérieur, prévoit de mobiliser quelque 70 000 membres des forces de l'ordre, soit les mêmes effectifs que lors des manifestations du samedi 24 octobre, dont certains étaient chargés de sécuriser le congrès sous haute tension du RN à Orléans. Comme la semaine dernière, des effectifs du Raid seront par ailleurs déployés "pour protéger les bâtiments publics les plus exposés". Ils pourront être mobilisés en cas de "besoin urgent et impérieux", selon Laurent Nuñez.
• Les témoignages de troubles menstruels après l'exposition aux gaz lacrymogènes se multiplient. Douleurs inhabituelles, saignements, retard de règles... Le collectif "Lacrymo de sang" a recueilli depuis mi-octobre 9 500 témoignages de femmes ayant été exposées à des gaz lacrymogènes en manifestations ces dernières semaines et signalant des troubles gynécologiques.
Source: Franceinfo · Pauline Dubois, Tom Hollmann
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