Par Leopold Paitier avec AFP

Publié le 31/10/2026 à 18h45, mis à jour le 31/10/2026 à 18h47

Manifestation du 31 octobre: les images aériennes du cortège à Paris

Les organisations lycéennes et étudiantes revendiquent, elles, 500.000 participants. Elles appellent déjà à bloquer facs et lycées dès mardi, avant la grève du 5 novembre.

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«Aujourd’hui, nous avons déjoué les plans du gouvernement et avons été massivement dans la rue», se félicite l’Unef dans une réaction transmise à l’AFP. Près de 500.000 personnes ont manifesté ce samedi en France, dont 200.000 à Paris, a annoncé l’intersyndicale jeunesse, qui réunit l’Union étudiante, la Fage, l’Unef et l’Union syndicale lycéenne (USL). De son côté, le ministère de l’Intérieur parle de 320.000 manifestants dans l’ensemble du pays, dont 70.000 à Paris.

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Des chiffres bien en dessous des dernières manifestations contre la vie chère. Le 24 octobre, les autorités avaient compté 410.000 manifestants, dont 110.000 à Paris, quand les syndicats en revendiquaient 800.000, comme le 17 octobre. Pourtant, selon une note consultée par Le Figaro, la préfecture de police de Paris s’attendait à voir défiler entre 100.000 et 150.000 personnes et redoutait une «situation insurrectionnelle» dans la capitale ce samedi 31 octobre.

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Le nombre d’interpellations a lui aussi, drastiquement chuté passant de 768 à 18 heures le 24 octobre dernier à 296 à la même heure ce samedi sur l’ensemble du territoire, annonce le ministère de l’Intérieur à la presse. Pour autant, la mobilisation n’est pas finie : plusieurs appels à manifester sont évoqués notamment au niveau de Châtelet.

Blocages et «journée noire» à venir

Loin de marquer une pause, les organisations de jeunesse entendent durcir le ton dans les jours à venir. «La mobilisation va continuer», souligne l’Unef, qui appelle «à s’organiser dans toutes les universités ce lundi 2 novembre. Le mardi 3 novembre devra être une journée noire sur les universités, où l’Unef appelle à bloquer les facs et lycées partout en France». Peu avant le départ du cortège parisien, vers 14 heures, l’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante avaient déjà appelé à bloquer lycées et universités mardi et jeudi prochains.

Dans le même temps, la coordination des gilets jaunes, à l’origine de cet «Acte III» de mobilisation sociale, a appelé à faire «un six-seven populaire» en poursuivant «le mouvement les 6 et 7 novembre», au lendemain du 5. Ces journées viendront prolonger le jeudi 5 novembre, date retenue par l’intersyndicale pour une journée nationale de grève et de manifestations.

Source: Le Figaro · Leopold Paitier

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