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Les autorités prévoient « un peu plus de 220 actions de voie publique », dont la plupart ont été déclarées par l’intersyndicale, selon le ministre de l’intérieur.

Le ministre de l'intérieur, Laurent Nuñez, avant la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale, à Paris, le 3 novembre 2026.

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé mercredi 4 novembre la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes jeudi, à l’occasion de la journée nationale de mobilisation. Les autorités prévoient « un peu plus de 220 actions de voie publique », dont la plupart ont été déclarées par l’intersyndicale.

Selon le ministre, des accords sur les itinéraires ont été trouvés « dans la quasi-totalité des villes », afin d’éviter « les lieux sensibles » et les centres-villes de certaines agglomérations, notamment celles où des incidents avaient éclaté le 17 octobre. Quelques désaccords ont toutefois été portés devant les tribunaux administratifs. A Paris, la Préfecture de police a interdit le parcours souhaité par l’intersyndicale entre les places de la Bastille et de la Concorde, un itinéraire « qui ne nous convient pas, compte tenu des risques qu’il engendre », selon M. Nuñez. Un défilé de République à Nation a été autorisé à la place.

Le ministre a assuré que la « mission première » des forces de sécurité serait de permettre aux manifestations de « se dérouler de manière pacifique » et d’« aller à leur terme sans aucun débordement ». Il a toutefois fait état d’un intérêt « assez soutenu », selon les services de renseignement, de « la mouvance d’ultragauche » et de groupes contestataires violents, susceptibles de constituer des « black blocs ».

Les autorités redoutent également la formation de « cortèges sauvages », qui pourraient se diriger vers des bâtiments publics, ainsi que des « pillages et des dégradations sur des commerces ou sur des bâtiments publics ». Ces risques sont « les mêmes que ceux qui avaient été identifiés les 17, 24 et 31 octobre », a souligné Laurent Nuñez. « On ne tolérera pas de débordements, et il y aura des interpellations », a-t-il conclu.

Le Monde

Source: Le Monde

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