Par Le Figaro avec AFP

Publié le 22/10/2026 à 11h45

De nombreux chiots de teckels nains étaient détenus dans des conditions dramatiques par les prévenues. Shedara - stock.adobe.com

La procureure a requis un an de prison ferme mercredi à Évry (Essonne) contre une femme soupçonnée d’avoir participé à un trafic de teckels nains et du sursis pour les deux autres prévenus.

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Décrivant un «trafic à un régime industriel» de ces canidés, la procureure a requis une peine de quatre ans d'emprisonnement, dont trois avec sursis et une amende de 50.000 euros à l'encontre de la principale prévenue.

«C'est un dossier qui mêle la sophistication d'une organisation de délinquance et les sévices infligés à des animaux durant de nombreux mois», a dénoncé la magistrate.

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Un vétérinaire servant de «chambre d’enregistrement»

Elle a réclamé une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis et 7.000 euros d'amende pour la seconde prévenue, ainsi que deux ans d'emprisonnement avec sursis pour un vétérinaire.

Les trois prévenus ont comparu mercredi devant le tribunal correctionnel d'Évry pour escroquerie en bande organisée entre décembre 2025 et juin 2026, et d'autres infractions liées à l'élevage clandestin de chiots s'agissant des deux femmes.

Il est reproché à ces deux femmes de 38 et 52 ans d'avoir acheté en Roumanie et en France des chiots, victimes par la suite de maltraitance animale dans des élevages clandestins, avant de les revendre via des sites d'annonces.

«Pierre angulaire de ce système», le vétérinaire, 70 ans, est accusé d'avoir servi de «chambre d'enregistrement», selon les mots de l'accusation, en ayant pucé plusieurs dizaines de teckels nains apportés par ses deux co-prévenues, qui utilisaient des prête-noms.

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Des chiots retrouvés dans un sac-poubelle

L'affaire a débuté en décembre 2025 après le signalement d'un particulier pour de possibles maltraitances sur des chiots en train de «hurler» dans un appartement de Leuville-sur-Orge (Essonne), a rappelé la présidente en début d'audience.

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Sur place, huit chiots ont été découverts, détenus «dans de très mauvaises conditions» dans une cage. Des plaintes déposées par des associations de protection animale en début d'année ont dénoncé des faits similaires.

L'une d'elles a conduit à la découverte de quatre chiots dans un sac-poubelle à Brétigny-sur-Orge le 7 janvier. Au cours de leurs investigations, les enquêteurs ont appris que les animaux étaient vendus dans une maison de Saulx-les-Chartreux (Essonne).

Lors d'une expulsion locative fortuite de ce logement en juin, une trentaine de teckels nains ont été découverts par les gendarmes dans des conditions insalubres, en pleine canicule.

«Seuls trois chiens étaient les miens, les autres appartenaient à mon ex-compagnon», s'est défendue à la barre la principale prévenue.

La décision sera probablement mise en délibéré et rendue à une date ultérieure.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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