Au Mali, le bureau exécutif de la communauté Idaksahak a exprimé lundi « sa vive émotion et son immense consternation » après la mort de 48 civils de la communauté, dimanche dernier, du côté de Tagadayat, dans la région de Ménaka. Selon leur communiqué, « ces populations civiles sans défense ont été attaquées par des éléments armés de Daesh [groupe État islamique, NDLR], arrivés à bord de plusieurs motos ».

Publié le : 20/10/2026 - 05:54Modifié le : 21/10/2026 - 09:54

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Au Mali, une cinquantaine de personnes ont été assassinées près de Ménaka, dans l'est du pays. Il s'agit essentiellement de civils touaregs exécutés par des terroristes du groupe État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), branche sahélienne de Daesh.

Selon les premiers témoignages, ces tueries arrivent en représailles à une opération militaire de l'armée malienne contre l’EIGS quelques jours plus tôt. Le bureau exécutif des Idaksahak, victimes de cette attaque, dénombre 48 morts parmi les membres de cette communauté touareg, et partage « sa profonde tristesse, sa vive émotion, et son immense consternation ».

C'est dimanche dernier, dans la localité de Tagadayat, près de la ville de Ménaka, que plusieurs combattants de l'EIGS arrivent dans la zone, sur leurs motos, et tirent sans sommation et sans distinction sur les civils. Le bureau exécutif de la communauté Idaksahak décrit « un massacre » qui a « provoqué d'importants déplacements de populations », les survivants ayant trouvé refuge dans la ville de Ménaka, à une quarantaine de kilomètres plus loin.

Les assaillants ont aussi fait des razzias sur les biens des victimes : leurs animaux, leurs économies… tout a été emporté ! Tout le monde est arrivé les mains vides, ici à Ménaka. C'est pourquoi nous demandons aux autorités compétentes de renforcer les mesures de protection de la population civile et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour prévenir de nouvelles tragédies de ce genre.

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Un membre de la communauté Daoussahak

Sidy Yansané

Le même jour, à Ménaka même, le domicile du chef de la communauté Idaksahak, Moussa Ag Acharatoumane, a également fait l’objet d’une attaque, très vite repoussée par les gardes.

Le Collectif pour la défense des droits du peuple de l'Azawad a également réagi : il estime que cette attaque terroriste vient en représailles à des opérations contre l'EIGS menées par les Forces armées maliennes (Fama) accompagnées de leurs supplétifs russes de l'Africa Corps.

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Pour rappel, le groupe État islamique contrôle en grande partie la région de Ménaka depuis trois ans.

La semaine précédente, l'état-major général des Fama annonçait avoir frappé plusieurs sites identifiés comme des bases terroristes, dans le cadre de l'opération Dougoukoloko qui vise à reprendre l'ensemble du territoire malien des mains des jihadistes.

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Source: RFI

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