Par Le Figaro avec AFP
Publié le 27/10/2026 à 21h34
Depuis le 11 août, la réglementation prévoit que tout appel commercial, quel que soit le sujet concerné, doit être précédé d’un consentement explicite, préalable et traçable dont le professionnel doit apporter la preuve.
Passer la publicité Passer la publicitéMalgré l'interdiction du démarchage téléphonique non consenti depuis le 11 août, 43.000 signalements ont été déposés de début août à fin septembre sur les plateformes gouvernementales, a indiqué mardi la Répression des fraudes (DGCCRF). Ces signalements incluent des cas de démarchage téléphonique dans le secteur de la rénovation énergétique, pourtant proscrit depuis 2020. Depuis le 11 août, la réglementation prévoit que tout appel commercial, quel que soit le sujet concerné, doit être précédé d'un consentement explicite, préalable et traçable dont le professionnel doit apporter la preuve.
Ces signalements ont été réalisés à la fois sur SignalConso et sur la plateforme Bloctel, liste d'opposition au démarchage téléphonique désactivée à l'entrée en vigueur de la loi, dix ans après son lancement. Sur les premiers mois de 2026 précédant le début de l'interdiction de démarchage non consenti, «plus de 150.000 signalements» avaient été déposés sur ces plateformes, selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a ainsi confirmé des informations du quotidien Ouest-France.
«Trop tôt pour tirer des conclusions»
«Il est à ce stade trop tôt pour tirer des conclusions de ces chiffres sur le nombre d'appels reçus par les consommateurs car le suivi du nombre de signalements reçus sur Bloctel et SignalConso ces dernières années ne permet pas de constater une augmentation marquée du nombre de signalements», a néanmoins indiqué la DGCCRF. L'administration, qui a notifié en 2025 plus de 11 millions d'euros d'amende à des établissements transgressant la loi sur le démarchage téléphonique, a répertorié 287.000 signalements sur la même année. En 2024, 266.000 signalements avaient été déposés.
L'exécutif comptait sur cette interdiction pour renforcer la lutte contre la fraude, le démarchage débouchant régulièrement sur des propositions frauduleuses. Dans un sondage de l'association de consommateurs Que Choisir Ensemble (ex-UFC) publié en février, 97 % des Français se disaient «agacés» par le démarchage téléphonique.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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