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vidéo La jeune femme, qui n’était pas venue dans le centre de Mulhouse pour manifester, a été touchée à l’œil, par ce que des témoins et son avocat identifient comme un tir au lance-grenades des forces de l’ordre. Elle témoigne en vidéo pour la première fois.
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Maïssa a fêté ses 18 ans sur une table d’opération, pour une fracture du plancher orbital et une cornée fendue. Des blessures causées, ainsi que sa perte totale de la vision de l’œil gauche, quelques jours plus tôt, par ce que plusieurs témoins et son avocat décrivent comme un tir de grenade lacrymogène. C’était le 17 octobre, à Mulhouse, lors de l’« acte I » du mouvement social. Maïssa avait rejoint ses amies pour déjeuner et faire les magasins, avant de croiser la manifestation, elle qui n’en avait jamais fait.
Avant l’« accident », Maïssa passait « une des meilleures journées de [sa] vie ». Aujourd’hui, elle raconte le début de sa reconstruction et pose les premières pierres d’un combat judiciaire : avec son avocat Pierre Brunisso, sa mère a déposé plainte, et le parquet a confié à l’inspection générale de la police nationale (IGPN) une enquête pour violences aggravées.
Laetitia Limmois, Arthur Carpentier et Liselotte Mas
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