Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux devant la mairie de Caen lors d’une manifestation organisée par des lycéens, le 6 octobre dernier. GUILLAUME SALIGOT / AFP

Publiée sur le réseau social Snapchat le 8 octobre dernier, la vidéo a fait l’objet d’un signalement du préfet du Calvados au titre de l’article 40 du code de procédure pénale.

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Une provocation qui pourrait leur coûter cher. Le 8 octobre dernier, trois jeunes individus étaient filmés devant les lycées Dumont d’Urville de Caen (Calvados) et Salvador-Allende à Hérouville-Saint-Clair, en marge de la mobilisation lycéenne arborant des maillots floqués «Ben Laden» , «Merah» et «Hitler».

Après diffusion de la vidéo sur le réseau social Snapchat, où des milliers de vues avaient été comptabilisées, le préfet du Calvados David Clavière avait effectué un signalement sur la base de l’article 40 du code de procédure pénale obligeant «toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, a connaissance d’un crime ou d’un délit, à en aviser sans délai le procureur de la République».

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Ce signalement avait abouti à l’ouverture d’une enquête pour apologie de crimes de guerre et du terrorisme une semaine plus tard puis à l’interpellation d’un jeune de 16 ans qui portait le maillot floqué «Ben Laden». Il a admis les faits, reconnaissant au passage «des faits d’outrages» visant le proviseur d’un lycée de Caen et des policiers.

Les réseaux sociaux, »pas une zone de non-droit»

«L’enquête a permis d’établir sa participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations, notamment par la fourniture de matériels pyrotechniques et une incitation active à la commission d’actes de violence ou de dégradations», complétait le procureur de Caen Joël Garrigue. Le mineur avait été présenté le lendemain à un juge des enfants auquel le parquet a demandé de le placer sous contrôle judiciaire jusqu’à sa comparution devant le tribunal pour enfants, relate France 3 Normandie.

Ce jeudi, la police nationale du Calvados a annoncé avoir interpellé les deux autres membres du trio. «Nos enquêteurs ont procédé à l’identification et aux auditions des mis en cause. Poursuivis pour des faits d’apologie du terrorisme, les trois jeunes hommes devront répondre de leurs actes devant un juge des enfants le 15 décembre prochain», détaille cette même source sur Facebook.

Pour le préfet du Calvados, ces faits ne peuvent être banalisés : «Les réseaux sociaux ne sont pas une zone de non-droit. Se cacher derrière l’anonymat ne permet pas de s’affranchir de la loi ni d’échapper à ses responsabilités», écrit David Clavière sur X, rappelant au passage que «tout un chacun peut signaler des contenus potentiellement illicites sur la plateforme officielle PHAROS».

Source: Le Figaro · Ilian Valet

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