Ce vendredi, Davide Ancelotti et Yannick Cahuzac disputeront leur premier derby du Nord comme entraîneurs principaux, entre un LOSC sur le podium et un Racing Club de Lens relancé.
L’un a dû se plonger dans les archives, l’autre n’a qu’à puiser dans ses souvenirs de joueur. Leur objectif ? Mesurer toute l’importance du derby du Nord. Pour Davide Ancelotti, la rivalité se découvre à travers les images des précédentes confrontations. Yannick Cahuzac, lui, en connaît déjà les frissons, après cinq derbys disputés sous le maillot lensois. Mais ce vendredi (21h05), au stade Pierre-Mauroy, les deux hommes vivront une même première : diriger ce rendez-vous brûlant depuis le banc. Un baptême du feu dans un climat déjà tendu, marqué par l’interdiction de déplacement des supporters lensois après les incidents survenus à Bruges.
Ancelotti, des archives au grand bain
Tel père, tel fils. Lui, ne prend pas ce premier rendez-vous à la légère. «À chaque fois que je rencontre quelqu’un dans la ville, on me dit qu’il faut gagner le derby», racontait-il en conférence de presse ce jeudi. Pour comprendre cette rivalité, le technicien a même organisé une séance vidéo avec ses joueurs.
À 37 ans, le fils de Carlo a pourtant déjà connu les plus prestigieux vestiaires européens. Du PSG au Real Madrid, en passant par le Bayern Munich et Naples, il a longtemps appris auprès de son père avant de voler de ses propres ailes à Botafogo, puis de succéder à Bruno Genesio sur le banc lillois cet été. Pas une mince affaire.
Huit journées plus tard, les premiers résultats sont encourageants. Troisièmes de Ligue 1 avec 15 points, les Dogues n’ont concédé qu’une seule défaite et seulement six buts. Une solidité qui contraste avec leur campagne de Ligue des champions, marquée par trois revers en autant de rencontres. Les trois revers s’appellent Betis, Arsenal et Galatasaray.
Mais Ancelotti cherche encore sa formule. «Sur les deuxièmes mi-temps, on a des problèmes, c’est assez évident», reconnaît-il. Face aux absences offensives, l’Italien tente notamment le pari Hakon Haraldsson en faux neuf, sans écarter Olivier Giroud. Le derby pourrait donc aussi lui permettre d’affirmer ses choix, face à un adversaire en pleine confiance.
Cahuzac, un nouveau rôle à apprivoiser
À une trentaine de kilomètres, Yannick Cahuzac n’a pas eu besoin de sa séance vidéo pour mesurer l’importance du rendez-vous. Ancien milieu combatif de Bastia, puis capitaine lensois entre 2019 et 2022, le Corse de 41 ans connaît parfaitement les exigences du Racing. Revenu cet été comme adjoint, il a été propulsé entraîneur principal en septembre après le départ de Dino Toppmöller.
Et depuis, Lens respire un bon coup. Battu à Monaco pour sa première, Cahuzac a ensuite enchaîné trois victoires en championnat. Septièmes avec 13 points, les Sang et Or ne comptent plus que deux longueurs de retard sur Lille. Avec seize buts inscrits, dont douze impliquant Florian Thauvin, le Racing a retrouvé une efficacité offensive, malgré quelques fragilités défensives.
Ce mercredi, plus de 3.500 supporters ont assisté à l’entraînement lensois. Une ferveur que Cahuzac connaît, mais dont il préfère se méfier. «Rien ne sert de faire monter l’excitation», prévient-il, appelant ses joueurs à maîtriser leurs émotions. «On sait que ce sera intense, certainement électrique».
Source: Le Figaro · Maxime Cosmai
At a glance
- Topic
- Sports
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira