Sans la moindre difficulté, les hommes de Luis Enrique l’ont emporté à Villarreal ce mardi, lors de la 4e journée de C1.

La balade. Avec leurs quatre premiers buts en moins de 17 minutes, les Parisiens, agressifs à la récupération et cliniques dans la surface adverse, n’ont fait qu’une bouchée des Espagnols de Villarreal (0-6) ce mardi, à l’Estadio de La Cerámica. Sans trembler. Une démonstration de force. Quatrième victoire en autant de sorties en Ligue des champions pour les doubles tenants du titre, leaders au classement avant la réception de la Roma, le 25 novembre. Et ce alors que Luis Enrique devait composer sans plusieurs cadres (Dembélé, Marquinhos, Mendes, «Kvara»). Indécent.

Les Parisiens démarraient doucettement cette rencontre. Ça ne les empêchait pas de tuer le suspense avant… le quart d’heure de jeu ! Neves débloquait la situation en opportuniste, sur corner (0-1, 9e), tandis qu’une erreur de Gulácsi offrait le but du break sur un plateau à Doué, sur un service d’Akliouche (0-2, 12e). Suite à une récupération haute, c’est Mayulu, préféré au régional de l’étape, Torres, qui alourdissait la note (0-3, 13e). Paris trop puissant, Villarreal en dessous de tout… Et ce n’était pas fini : après un tir contré, Akliouche trouvait Ruiz pour un nouveau but (0-4, 17e). Indécent. Le Stade de la Céramique réduit au silence, sauf dans le parcage visiteurs…

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Injouable

Quatre buts en 16 minutes et 2 secondes ? C’est un record en C1. Du jamais vu ! En attendant, le «Sous-marin jaune» n’avait simplement pas les armes pour réagir, si ce n’est par cette tête ratée de Buchanan (29e) et ce ballon intercepté par Safonov (39e). Léger… Le tout alors que Gulacsi, lui, devait encore s’employer face à Doué (36e) ou Ruiz (43e). Injouable. Attention toutefois à ne pas se relâcher, à l’image de cette erreur de Pacho qui offrait à Perez une première frappe cadrée (45+2), juste avant la mi-temps (0-4 MT).

Plus de 70% de possession, près de 55% de duels gagnés, 15 tirs à 4… Contrôle total. «Je n’aime pas avoir une telle avance en première période», disait Luis Enrique, après la victoire à Manchester City (2-4), quand ses joueurs avaient mené 3-0 à la pause avant de souffrir face à des Skyblues déchaînés. Les Rouge et Bleu ont visiblement retenu la leçon.

Cette fois, pas de décompression

Attention à cette tentative puissante de Cardona (49e). Paris moins bien à la reprise, mais encore piquant, avec Ruiz lancé en profondeur et qui éliminait son vis-à-vis d’un crochet malin avant de tromper Gulacsi de l’extérieur du droit (0-5, 50e). Doublé pour le milieu espagnol. Comme à la parade.

Le second acte était toutefois moins brillant pour les visiteurs, l’ex-Marseillais Gueye alertant Safonov après un beau mouvement avec l’ancien Lyonnais Mikautadze (66e). Après Godts et Torres (60e), «Lucho» envoyait au front Beraldo et les titis Boly et Ndjantou (73e). Un jaune pour le dernier nommé, entré sans autorisation, les deux autres étant bloqués sur la touche, le changement ayant été trop lent au goût de l’arbitre de la rencontre. Et Paris subissait même une occasion à neuf contre onze… Improbable. En gestion depuis la reprise, les Parisiens en avaient encore sous la semelle, notamment Boly, qui marquait son premier but sur un rush en solo (0-6, 78e). 17 ans et déjà un but en professionnel pour le latéral parisien !

Paris et Lyon, même combat

Paris n’était plus inquiété par la suite et pouvait, tranquillement, se diriger vers sa quatrième victoire de la saison en «Champions’» (0-6 score final), la dixième de suite toutes compétitions confondues. Et un 14e match sans défaite d’affilée en Ligue des champions. Un record égalé à l’échelle française, à hauteur de l’OL du début des années 2000. Facile. Très facile.

Source: Le Figaro · Christophe Remise

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