Par Sébastien Ferreira, envoyé spécial au stade Jean-Bouin
Publié le 01/11/2026 à 19h10, mis à jour le 01/11/2026 à 19h11
Le Paris FC, emmené par un excellent Lassine Sinayoko, a signé une victoire pleine d’autorité devant son public dimanche contre l’AS Monaco (3-1). Le club de la capitale est aux portes du podium de Ligue 1.
Passer la publicité Passer la publicitéLe Paris FC a rendu hommage à son président sortant, Pierre Ferracci, qui cède son poste à Antoine Arnault, et ses joueurs lui ont offert un dernier cadeau dimanche au stade Jean-Bouin. Les joueurs de la capitale ont remporté l’un des chocs de cette 9e journée de Ligue 1 face à l’AS Monaco (3-1), qui n’a désormais plus goûté à la victoire depuis quatre rencontres en championnat.
Le club de la Principauté n’est jamais entré dans son match, subissant la maîtrise technique et tactique du PFC dès l’entame. Une frappe du capitaine Pierre Lees-Melou, sur le poteau, sonnait comme un premier avertissement (13e). Lukas Hradecky a ensuite eu l’occasion de briller face à Lassine Sinayoko, trouvé aux six mètres par Moses Simon (28e). Une connexion qu’on reverra plus tard.
Domination totale du PFC en première période
Fragile, fébrile, l’ASM a parfois couru après le ballon, baladé par de belles séquences de ressorties de balle avec Lees-Melou, Maxime Lopez et surtout Pablo Pagis aux manettes. C’est finalement sur une perte de balle évitable de Sadibou Sané que Monaco a craqué. Ilan Kebbal, jusqu’ici discret, a bien caché sa passe pour servir l’appel dans la surface de Lopez, qui a offert le but sur un plateau à Sinayoko (38e, 1-0).
Pagis a eu le temps de cadrer une frappe à son tour, repoussée par Hradecky (43e), avant qu’une grande inspiration de Simon ne lance Sinayoko en profondeur. Plus rapide que Dier, l’attaquant malien s’en est allé inscrire son 8e but de la saison, plus haut total du championnat (44e, 2-0). Les statistiques à la pause (11 tirs dont 6 cadrés pour Paris, 2 tirs dont zéro cadré pour Monaco) traduisaient la physionomie du match, et le double sombrero de Pagis sur deux malheureux Monégasques, juste avant la mi-temps, sonnait déjà comme la cerise sur le gâteau.
Filipe Luis a ainsi pris ses responsabilités en faisant entrer Christian Mawissa et Folarin Balogun, et le déclic s’est fait attendre. Flavio Nazinho, sorti à l’heure de jeu (64e), pestait en rejoignant son banc, symbolisant la frustration monégasque. Un instant plus tard, Vanderson débordait, centrait avec précision à ras de terre et Balogun se jetait pour relancer le suspense (2-1, 65e).
Sinayoko, encore lui
Le PFC a alors fait le dos rond. L’ASM a poussé sans inquiéter Kevin Trapp outre mesure. Puis est venu le coup fatal. D’une passe laser, Rudy Matondo, à peine entré en jeu, a alerté Sinayoko. Le gros travail de fixation du Malien a profité à Pagis, buteur d’un tir bien placé à ras de terre (74e, 3-1). La messe était dite, et les dernières forces qu’ont jetées les Monégasques dans la bataille, à l’image d’un tir de Balogun qui a frôlé le poteau (83e), n’ont rien changé.
Les Ultras Lutetias se sont permis d’allumer quelques fumigènes en brandissant des banderoles d’hommage à Ferracci, qui a dû apprécier le spectacle. Le Paris FC monte ainsi à la 4e place du classement de Ligue 1, à égalité de points avec Lyon (3e) et à trois unités de son voisin de leader, le PSG. Monaco manque l’occasion de monter sur le podium et stagne à la 6e place.
Source: Le Figaro · Sébastien Ferreira
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