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Chaque mardi, La Matinale propose une sélection de séries à (re)découvrir sur petit écran. Aujourd’hui, notamment, la quatrième saison de « The Gilded Age », drame historique des plus distrayants, incarné par une distribution désormais familière.

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LA LISTE DE LA MATINALE

Louisa Jacobson et Denée Benton dans « The Gilded Age ».

Cette semaine, les meilleurs plaisirs ont un goût de réchauffé, avec le retour de Black Doves et de The Gilded Age pour deux nouvelles saisons un cran au-dessus des précédentes.

« Black Doves » : même les tueurs à gages ont du vague à l’âme

Ceux qui ont digéré la dinde de Noël 2024 devant la première saison de Black Doves se souviennent peut-être de sa fin chaleureuse, qui réunissait l’espionne Helen (Keira Knightley) et le tueur à gages Sam (Ben Whishaw) devant un bon repas de réveillon, le cœur léger d’avoir sauvé leurs intérêts des griffes de la pègre londonienne. Changement d’ambiance deux ans plus tard. Helen s’ennuie dans son mariage avec Wallace (Andrew Buchan), passé de secrétaire de la défense à premier ministre en début de saison. Sam nourrit quant à lui une dépression qui le rend sensible au chantage, ce qu’une nouvelle organisation criminelle va s’empresser d’exploiter.

Renouvelée en amont de sa diffusion en 2024, Black Doves soigne particulièrement la continuité de ses intrigues, et on en profitera d’autant mieux qu’on aura révisé les bases de l’histoire avant de lancer cette nouvelle salve d’épisodes, organisés autour du trouble passé est-allemand d’Elizabeth Reed, la patronne d’Helen. Pour le reste, il suffit de se laisser entraîner par le rythme effréné de cette saison qui place la barre un cran au-dessus de la précédente, et peaufine sa manière délicieuse entre comédie, sentiments et purs déchaînements de violence. Un embargo critique interdit d’en dire plus, mais vous nous avez compris. Au. F.

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Source: Le Monde · Audrey Fournier, Thomas Sotinel

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