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Addictions France consacre, jeudi 5 novembre, un troisième rapport à la promotion de l’alcool sur les grandes plateformes. Après avoir, par le passé, épinglé le rôle des influenceurs, l’association dénonce cette fois l’utilisation des contenus sponsorisés, qu’elle considère comme illégale.
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Une « vision plus large » des stratégies mises en place par les vendeurs d’alcool pour faire la promotion de leurs produits sur les réseaux sociaux. Telle est l’ambition du nouveau rapport publié par Addictions France, jeudi 5 novembre, selon les mots de sa directrice de plaidoyer, Myriam Savy. Si les deux dernières éditions s’étaient surtout concentrées sur les collaborations commerciales entre les influenceurs et les marques d’alcool, une nouvelle méthodologie permet cette fois-ci d’« objectiver » plus finement la réalité du marketing alcoolier, à travers l’analyse, notamment, des contenus promotionnels mis en ligne par les marques.
Grâce à l’étude des bibliothèques publicitaires Meta, sortes d’archives de l’ensemble des réclames diffusées par un annonceur, les équipes d’Addictions France ont souhaité démontrer à quel point les alcooliers exploitent les « possibilités permises par les plateformes pour déployer un marketing attractif et esthétique qui joue avec les limites de la loi ». Ainsi, sur un échantillon de 54 publicités repérées parmi l’ensemble des contenus diffusés par vingt marques différentes, l’organisation relève que, dans plus de la moitié (52 %), le « message véhiculé » dépasse le cadre fixé par la loi Evin.
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Source: Le Monde · Nour Mohammedi
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