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A l’heure où les collectivités voient fondre leurs financements publics, ces structures associatives qui promeuvent l’éducation populaire, la mixité sociale, et l’apprentissage de la citoyenneté, se voient souvent dans l’obligation de rogner sur leurs activités, d’augmenter leurs tarifs et de rechercher de nouveaux partenaires.
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« Vu le prix du foncier, la ville a bien envie de céder une partie du terrain sur lequel nous sommes installés à des promoteurs. » Thomas Jury, le directeur de la maison des jeunes et de la culture (MJC) de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), balaie du regard les alentours de l’ancienne bâtisse, en plein centre-ville.
Il connaît comme sa poche ce lieu accueillant. Le coin ressourcerie, l’atelier céramique, tout au fond, le grand salon du rez-de-chaussée, où deux de ses collègues s’affairent aux préparatifs d’un événement. « Avec la bibliothèque municipale, le musée intercommunal et l’association de théâtre, nous travaillons à un projet commun pour faire connaître ce lieu historique aux habitants et défendre notre espace, qui est un peu menacé », poursuit-il.
Une bataille symbolique à l’heure où la pression sur ce réseau de 1 000 associations locales d’éducation populaire, fréquentées par 3,5 millions de personnes, s’exerce de toutes parts. « Avec la baisse des dotations de l’Etat, les municipalités nous poussent à chercher des fonds ailleurs, vers des fondations ou des mécènes », insiste M. Jury alors que les subventions des collectivités locales contribuent, en moyenne, pour près de 50 % de leur budget.
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Source: Le Monde · Marjorie Cessac
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