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Thibaut Varescon, militant novice, Valentin Sonrel, conseiller municipal du Vesinet, et responsable des Jeunes républicains dans les Yvelines et Loris Liguori discute avec Katherine Vivarelli, habitante de Saint Germain en Laye, lors du tra
Judith Crico pour « Le Monde »

Par Ariane Ferrand

Publié aujourd’hui à 17h00

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ReportageDepuis fin octobre, Les Républicains mènent une opération de tractage à travers la France autour du slogan « Rétablir l’ordre ». Sur le terrain, la relève du parti se revendique d’une « droite décomplexée » et tente d’incarner une autre jeunesse, à l’opposé de celle des mobilisations sociales.

Dimanche 25 octobre, vers 10 heures, le marché central de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) bat son plein. Les habitants se pressent devant les rangées de produits frais, savourant les rares rayons de soleil d’un week-end pluvieux. Postés aux divers points d’entrée du site, des militants du parti Les Républicains (LR) du département sont en ordre de bataille. « Bonjour, madame, c’est pour la présidentielle », lance Anaëlle Reynès, 23 ans, trésorière des Jeunes Républicains, en brandissant un tract à l’effigie de son candidat, Bruno Retailleau. Elle y croit, malgré une campagne qui peine à décoller : « Tout le monde est à fond derrière Bruno. »

Pourtant, même dans ce fief de la droite, les réactions sont souvent mitigées, et quelques scènes, parfois cocasses. « Bruno Retailleau, voilà ce que j’en fais ! », s’écrie une vieille dame, sympathisante du Rassemblement national (RN), avant de déchirer le prospectus et d’ajouter : « Votre candidat, il n’a aucune chance, vous êtes cinglés. » Plus tard, l’accueil est meilleur. « On croise les doigts », sourit une autre habitante, Danielle Fabrikant, 82 ans, avant de soupirer : « Depuis qu’il y a La France insoumise [LFI], c’est le bazar. »

Le slogan du moment est inscrit en lettres blanches sur le fond sombre du papier tendu : « Rétablir l’ordre. » Une réaction aux mobilisations sociales qui agitent le pays cet automne. C’est une opération tractage « dans toute la France », s’enorgueillit Anaëlle Reynès, pour qui il y a « deux jeunesses : celle qui casse et celle qui bosse ». La première, selon elle, « brûle les lycées », « tape des flics ». La seconde « veut aller en cours et en a marre des blocages ». « Cette jeunesse-là est silencieuse, elle ne hurle pas, n’a pas les cheveux bleus, mais elle est majoritaire », ajoute la militante.

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Source: Le Monde · Ariane Ferrand

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