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Avant une nouvelle journée de mobilisation, samedi, et par crainte de nouveaux débordements et pillages, les restrictions à la liberté d’aller et venir et de défiler se multiplient, suscitant de vives critiques de la part de plusieurs associations de défense des libertés publiques.

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Sur la place de la République, à Paris, le 21 octobre 2026.

A Marseille, toutes les manifestations seront interdites samedi 24 octobre et le couvre-feu pour les mineurs, actuellement en vigueur dans l’hyper-centre de la deuxième ville de France, sera étendu aux majeurs. Même chose à Lyon, à Nice, ou à Montpellier, où un rassemblement déclaré en préfecture a été finalement interdit. A Paris, si le couvre-feu est reconduit dans les périmètres de la place de la République et des Halles chaque nuit jusqu’à lundi matin, la Préfecture de police a autorisé un cortège à défiler entre la place de la Bastille et la place de la Nation…

Par crainte de nouveaux débordements et pillages, un peu partout en France, dans les grandes villes, mais aussi dans les communes de plus petite taille, pleuvent les interdictions de manifester, et les restrictions à la liberté d’aller et venir. « La priorité est le retour à l’ordre public, a justifié, jeudi 22 octobre, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Sans ordre public, il ne peut pas y avoir de discussion sereine, apaisée, contradictoire sur des revendications » des organisations lycéennes et étudiantes.

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Source: Le Monde · Grégoire Biseau

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