Par Le Figaro avec AFP
Publié le 24/10/2026 à 15h09
«Nos libertés sont attaquées», dénoncent les «gilets jaunes», fustigeant l’interdiction de nombreux cortèges en France ce samedi 24 octobre, une semaine après les violences et pillages qui ont secoué le pays.
Passer la publicité Passer la publicitéLes «gilets jaunes» ont appelé samedi à une journée de mobilisation pour «la défense des libertés publiques» le 31 octobre, avec rassemblements et sit-in devant l'Assemblée nationale et les mairies françaises pour dénoncer ce qu'ils qualifient de «dérive autoritaire» du gouvernement. «Il y a une colère dans ce pays» qui «n'est pas entendue», selon la déclaration samedi des «gilets jaunes» dénonçant «le mépris, le refus d'écouter, le mensonge et la répression» du gouvernement. «Nos libertés sont attaquées», selon les «gilets jaunes», fustigeant «la dérive autoritaire» de l'exécutif qui a interdit de nombreux cortèges en France samedi, une semaine après les violences et pillages qui ont secoué le pays.
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Le 31 octobre, «nous manifesterons pour la liberté de manifester, et pour toutes nos libertés», ont déclaré Benjamin Ball et Azelma Sigaux, deux membres de la coordination des «gilets jaunes» lors d'une conférence de presse organisée devant un café de la place de la Bastille, censée initialement être le point de départ à Paris du cortège contre la vie chère et pour les revendications lycéennes.
«Le gouvernement tente de nous diviser»
Mais le parcours de la manifestation en direction de la place de la Nation a été interdit par la préfecture de police de Paris, qui a autorisé le cortège à suivre un itinéraire de la porte d'Italie à la porte de Vincennes. De fait, sur la place de la Bastille, l'AFP a constaté un faible nombre de manifestants, mais un important dispositif policier et de nombreux journalistes, dont une équipe de télévision sud-coréenne. Un policier au mégaphone faisait une annonce en boucle : «la manifestation place de la Bastille a été interdite par la préfecture. J'invite ceux qui veulent manifester à se rendre porte d'Italie et à quitter immédiatement la place de la Bastille», a constaté une journaliste de l'AFP.
«Le gouvernement tente de nous diviser. En criminalisant notre mouvement, il veut empêcher le front uni qui est en train de naître», ont dénoncé les «gilets jaunes» Benjamin Ball et Azelma Sigaux en lisant tour à tour une déclaration. «Notre réponse, c'est l'union», ont-ils poursuivi en appelant à «des assemblées de convergence partout en France» réunissant «lycéens, étudiants, “gilets jaunes”, travailleurs, paysans, retraités...» «Il y a une colère dans ce pays, elle monte dans les lycées et dans les facs, sur les ronds-points, dans les quartiers, dans les champs, et sur les lieux de travail», a déclaré Azelma Sigaux.
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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