Par Clara Marchaud, envoyée spéciale à Kherson

Publié le 27/10/2026 à 20h30, mis à jour le 27/10/2026 à 20h32

À Kherson, les habitants profitent de l’absence de drones et de bombardements pour se déplacer librement dans la ville et faire leurs courses. Ivan Antypenko pour le Figaro

RÉCIT - La première dame américaine, Melania Trump, a apporté une aide décisive aux négociateurs pour permettre l’évacuation des derniers habitants demeurés dans ce bourg près de Kherson.

Quinze minutes en voiture, dix en bateau : avant 2022, se rendre à Kherson était une formalité pour Tetyana et les habitants d’Olechky. De l’autre côté du Dniepr, la grande ville portuaire offrait travail, commerces, cinémas et théâtres… Olechky, ville agricole d’environ 25 000 habitants, vivait alors tournée vers sa voisine de 300 000 habitants, chef-lieu de la région de Kherson. « Beaucoup faisaient l’aller-retour pour travailler ou faire leurs courses », raconte Tetyana, aujourd’hui réfugiée à Kiev.

Mais le fleuve s’est transformé ligne de front. Début novembre 2022, après leur retrait de Kherson, les forces russes ont fait sauter le pont reliant les deux rives. Le 11 novembre, l’armée ukrainienne est entrée à Kherson et a libéré la rive droite du Dniepr. Malgré plusieurs tentatives pour établir une tête de pont sur les îles du fleuve, notamment à Krynky, plus au nord, Kiev n’est jamais parvenu à reprendre la rive opposée. Au grand dam de Tetyana et de son mari, Oleh - les prénoms…

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Source: Le Figaro · Clara Marchaud

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