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Pékin, le 27 septembre 2026 Des clientes d’un centre commercial mangent une pizza sur leur caddie. Gilles Sabrié pour Le Monde
Gilles Sabrié pour « Le Monde »

Par Jordan Pouille 

Publié aujourd’hui à 05h39, modifié à 11h18

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ReportageEchaudés par la crise de l’immobilier et par des tensions sur les salaires, de nombreux Chinois rognent sur les dépenses jugées superflues. Mais pas question pour autant de transiger sur l’éducation des enfants, pourtant de plus en plus onéreuse.

Mei Mei, 7 ans, serre contre elle une minuscule peluche mauve sur le parking du Pop Land, un parc d’attractions de Pékin sur le thème des poupées Labubu. Zhang Qiang, le père, est déçu. « Nous voulions visiter le parc avant de rentrer à la maison tellement elle aime cet univers. Mais à 180 yuans [24 euros] le billet, ce n’était vraiment plus possible », explique-t-il. Ils se sont donc contentés de la boutique située en dehors du parc, en cette fin septembre.

Car, avec son épouse Zhang Fan, arrivés tous les trois de Baotou, en Mongolie-Intérieure, ils ne sont pas à Pékin pour faire du tourisme mais pour des raisons médicales qui leur ont déjà coûté très cher. Leur fille unique avait un rendez-vous chez un ophtalmologue réputé de l’Hôpital du peuple de l’université de Pékin (Beida), dans l’espoir de ralentir la progression de sa myopie.

« La consultation a coûté 600 yuans, et ses lunettes, 2 000 yuans. Entièrement de notre poche car nos soins, en dehors de Baotou, ne sont pas pris en charge. Mais nous n’avions pas beaucoup confiance en les hôpitaux de chez nous », souligne Zhang Qiang.

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Source: Le Monde · Jordan Pouille

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