Par Le Figaro avec AFP
Publié le 04/11/2026 à 18h42
Kseniia Petrova avait été arrêtée par la police de l’immigration (ICE) en février 2025 à l’aéroport de Boston. Il lui avait été signifié que son visa était révoqué et qu’elle serait expulsée vers la Russie.
Le parquet fédéral du Massachusetts a abandonné mardi les poursuites contre une chercheuse russe de l'université de Harvard menacée de renvoi dans son pays, où elle craignait des persécutions politiques, pour avoir introduit illégalement aux États-Unis des échantillons biologiques.
Kseniia Petrova avait été arrêtée par la police de l'immigration (ICE) en février 2025 à l'aéroport de Boston alors qu'elle rentrait d'un voyage à Paris, pour avoir omis de déclarer des échantillons d'embryons de grenouilles qu'elle transportait dans ses bagages.
Risque de persécutions politiques en Russie
Il lui avait été signifié que son visa était révoqué et qu'elle serait expulsée vers la Russie, où selon ses avocats elle craignait d'être arrêtée pour avoir participé à des manifestations politiques, notamment contre l'invasion de l'Ukraine. Des poursuites pénales avaient ultérieurement été engagées contre elle pour contrebande, passible d'une peine maximale de 20 ans de prison et de 250.000 dollars d'amende. Elle a été détenue pendant plusieurs mois dans un centre de rétention en Louisiane.
Dans un document judiciaire, le parquet estime qu'«à ce stade, le coût en ressources de la poursuite de cette procédure dépasse l'intérêt public qu'il y aurait à la mener à son terme». Selon sa défense, Kseniia Petrova ne transportait rien de dangereux ni d'illicite, et les officiers des douanes de l'aéroport international de Boston n'étaient pas habilités légalement «à révoquer son visa ni à l'arrêter».
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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