Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a affirmé que "les cortèges se sont bien passés" lors de la mobilisation sociale samedi 24 octobre, qui a rassemblé entre 410 000 et 800 000 personnes en France, et donné lieu à près de 1 000 interpellations.

"Mais comme nous l'avions anticipé, nous avons eu plusieurs constitutions de groupes à risque, de personnes qui se sont grimées, la plupart vêtues de noir, militants de l'extrême gauche radicale, de l'ultragauche et qui ont parfois fédéré autour d'eux des éléments ultra-radicaux", a-t-il ajouté. 

Des heurts se sont produits dans plusieurs villes en marge des manifestations dont Paris, Marseille, Toulouse, Nice et Tours.

Ces groupes "se sont détachés" des cortèges "et ont cherché à commettre des exactions, principalement" contre les forces de l'ordre "puisqu'ils ont été empêchés de déambuler de manière sauvage ou de se diriger vers les centres-villes" et donc de s'en prendre aux bâtiments publics et aux commerces, a exposé le ministre.

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Les exactions "ont été très nombreuses" et "les forces de sécurité intérieure ont été aujourd'hui encore confrontées à un niveau de violence extrêmement élevé, des jets de projectiles en permanence, des tirs de mortier et donc ils ont dû faire face avec beaucoup de courage et de détermination", a-t-il ajouté. 

"Quelques dégradations ou pillages"

Près de 1 000 personnes ont été interpellées selon un bilan provisoire samedi en fin de journée, a-t-il annoncé. "Au même moment, le 17 octobre, à la même heure, nous étions à 385 interpellations", a-t-il souligné. 

"Grâce à l'intervention des forces de l'ordre, de nombreux pillages ont été évités" et il n'y a pas eu "d'attaques dirigées, comme le 17 octobre, vers des bâtiments publics" comme les mairies, les commissariats, a précisé le ministre.

"Systématiquement, ces attaques ont été empêchées aujourd'hui", a assuré Laurent Nuñez.

"Quelques dégradations ou pillages" de commerces sont à déplorer "dans certaines villes, en nombre très limité", selon les premières constatations, a-t-il dit.

Quelque 70 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés pour cette nouvelle journée de mobilisation sociale qui a rassemblé 410 000 personnes en France selon le ministère de l'Intérieur et près de 800 000 selon la CGT. 

De nombreux moyens collectifs de défense ont été engagés, dont les Centaure, les véhicules blindés de la gendarmerie notamment à "Nantes, Rennes, Bordeaux, Marseille, Lyon, Toulouse et Paris".

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"Il y a deux personnes qui ont été blessées grièvement à ma connaissance, à Clermont-Ferrand et à Toulouse" lors d'interventions des forces de l'ordre "dans le cadre de violences extrêmement fortes", a-t-il relaté.

A Toulouse, un homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main lors de heurts avec les forces de l'ordre. A Clermont-Ferrand, une personne a été prise en charge pour une blessure à la main. 

Policiers et gendarmes "ont toujours agi avec une grande proportionnalité dans le cadre légal et réglementaire", a souligné le ministre.

"Il y aura probablement des enquêtes, il ne m'est pas remonté de geste disproportionné à date", a-t-il indiqué.

Avec AFP

Source: France 24 · FRANCE 24

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