Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Autrice de « La Guerre silencieuse. Enquête sur les câbles sous-marins », Marie Baléo raconte, dans un entretien au « Monde », comment ces structures sont devenues un enjeu géopolitique majeur, et parfois la cible de sabotages par des services d’espionnage.

Article réservé aux abonnés

Marie Baléo.

Après avoir discrètement accompagné l’essor de la mondialisation, les câbles sous-marins sont devenus le théâtre d’une rivalité entre grandes puissances. Dans La Guerre silencieuse. Enquête sur les câbles sous-marins (Grasset, 312 pages, 24 euros), un ouvrage passionnant et richement documenté, Marie Baléo raconte comment ces structures sont devenues les cibles d’actes de sabotage dans la guerre hybride menée par la Chine et la Russie. Des réseaux qui sont désormais aussi indispensables aux Etats qu’aux géants du numérique qui les contrôlent.

En quoi l’histoire des câbles sous-marins raconte-t-elle la mondialisation ?

Les câbles ont été pensés et posés pour la mondialisation. Il y a d’abord l’invention des câbles télégraphiques, qui vont permettre aux messages de voyager plus vite que les hommes chargés de les transmettre. Dans la première moitié du XIXe siècle, la fièvre du télégraphe s’empare de l’Europe et des Etats-Unis. Mais comment les poser dans l’eau ? L’Angleterre découvre alors la gutta-percha, une gomme qui vient d’un arbre de la péninsule de Malacca, et qui peut servir d’isolant. Il y a d’autres défis techniques à relever, comme la taille des bateaux, pas assez grands pour contenir les centaines de kilomètres de câble à dérouler dans l’Atlantique, d’autant plus que certains se brisent ou se perdent en pleine mer.

Il vous reste 81.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Julien Bouissou

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira