Par Le Figaro avec AFP
Publié le 06/11/2026 à 06h39
Organisée d’ordinaire fin novembre, l’opération de solidarité a été avancée pour éviter la concurrence du «Black Friday».
Passer la publicité Passer la publicitéFace à une pauvreté qui «s'enracine», les Banques alimentaires lancent vendredi leur 42e collecte annuelle de dons, dans un contexte de grogne sociale pour le pouvoir d'achat, à destination de 2,4 millions de bénéficiaires. Pendant trois jours, jusqu'à dimanche, les Français sont invités à déposer à l'issue de leurs courses des produits alimentaires et produits d'hygiène de première nécessité dans les chariots mis à disposition par les 128.000 bénévoles en gilets orange.
Au total, près de 9000 points de collecte (magasins, supermarchés, écoles, mairies, et entreprises) seront installés avec comme objectif de récolter l'équivalent de 20 millions de repas distribués ensuite à plus de 6000 associations. La collecte auprès du grand public représente environ 9% de l’approvisionnement. Le reste provient de produits récupérés auprès des grandes surfaces, de l’industrie agroalimentaire et des agriculteurs, avec le soutien de l’État et de l’Union européenne.
Collecte avancée à cause du «Black Friday»
L'opération, habituellement organisée le dernier week-end de novembre, a pour la première fois été avancée de trois semaines pour ne pas être concurrencée par le «Black Friday» et les premiers achats de Noël. «Il fallait que nous sortions cette collecte solidaire de cette impasse de fin novembre qui est de plus en plus encombrée», explique Jean-Louis Duprez, le président de la Fédération française des banques alimentaires (FFBA).
Avec cette «fin d'année socialement engagée» et des «revendications justifiées», Jean-Louis Duprez constate la «résurgence d'une pauvreté structurelle qui s'enracine et s'étend». «Nous accueillons de plus en plus d'étudiants, de familles monoparentales, de retraités et depuis quatre ou cinq ans de travailleurs pauvres», ajoute-t-il. Si le nombre de bénéficiaires est «en stagnation» depuis deux ans, souligne Bernard Bonnes, vice-président de la FFBA, «nous nous rendons compte que les personnes viennent de plus en plus souvent dans nos associations».
Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP
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