Ces agents sont notamment chargés de prendre en charge les mineurs qui ont commis des infractions. La CGT dénonce le "travail à la chaîne" après les différentes mobilisations des lycéens et demande des renforts.

Publié le 06/11/2026 06:37 Mis à jour le 06/11/2026 12:21

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Des agents de la protection judiciaire de la jeunesse syndiqués à la CGT PJJ mobilisés lors d'une manifestation. (CGT PJJ)

Les agents de la protection judiciaire de la jeunesse sont en grève vendredi 6 novembre, à l'appel de la CGT pour une "journée noire", rapporte franceinfo. Ces agents prennent notamment en charge les mineurs arrêtés puis déférés au tribunal (plus de 6 700 mineurs placés en garde à vue depuis le début du mouvement lycéen) et ils se disent épuisés.

Il s'agit de psychologues, d'infirmiers ou encore d'éducateurs comme Ketsia Paquemar, également membre de la CGT PJJ Île-de-France à Bobigny. Ses missions consistent à rencontrer les jeunes à la sortie de garde à vue mais aussi leur famille. Elle rédige ensuite un rapport pour le magistrat et elle a l'impression "de travailler à la chaîne". Elle prend l'exemple d'une journée récente au cours de laquelle elle a eu "21 mineurs sur une journée", rien que pour le tribunal de Bobigny.

"Quand on a de nombreux adolescents et qu'on est peu d'éducateurs, poursuit Ketsia Paquemar, il faut que les mineurs puissent être présentés au magistrat dans des délais parfois très courts, ça demande d'être sur des journées à rallonge". La CGT de la protection judiciaire de la jeunesse demande des renforts mais aussi le respect des règles liées aux heures supplémentaires que les agents n’arrivent pas à récupérer.

Source: Franceinfo · franceinfo

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