En Israël, les longues tractations pour tenter d'éviter le blocage ou le retour aux urnes ont commencé mercredi 4 novembre autour d'Isaac Herzog. Le président israélien doit désormais désigner qui de Benyamin Netanyahu ou Gadi Eisenkot sera chargé de former un gouvernement, ou du moins d'essayer. La réponse est attendue dimanche 8 novembre, avec un Gadi Eisenkot en très bonne position, même si composer un gouvernement validé par tous ses soutiens sera un grand défi.

Publié le : 06/11/2026 - 08:28

2 min Temps de lecture

Avec notre correspondante à Jérusalem, Frédérique Misslin

L'équation est toujours aussi difficile à résoudre en Israël, plus d'une semaine après les élections législatives qui n'ont dégagé aucune majorité claire pour Benyamin Netanyahu ou son rival Gadi Eisenkot. La fin du suspense est prévue dimanche. Isaac Herzog a entendu pendant deux jours les arguments des différents partis. Sur le papier, le résultat est sans appel : finalement, sur 120 députés, 67 préfèrent se ranger derrière Gadi Eisenkot pour construire une coalition mais surtout pour mettre Benyamin Netanyahu hors jeu.

Le Premier ministre sortant n’a obtenu que 46 soutiens même si son parti est arrivé premier, lors des législatives. Il a été lâché en route par un parti ultra-orthodoxe. « Les résultats des consultations semblent, à première vue, clairs. Toutefois, il est de mon devoir de déterminer qui est en mesure de former un gouvernement », a lancé le président israélien jeudi 5 novembre, maintenant tout de même le suspense. L’avance de son rival Gadi Eisenkot est due à la mobilisation historique des électeurs palestiniens d’Israël. La voix des partis arabes est aujourd'hui décisive et ils soutiennent l’idée qu’Eisenkot puisse devenir Premier ministre.

Une majorité se dégage mais l'équation reste très compliquée

Mais le chef du bloc d’opposition est très loin d’avoir formé un gouvernement. S’il est désigné dimanche, il aura 42 jours pour construire une coalition. Il devra composer avec les lignes rouges de ses différents soutiens, l'équation parfois insoluble entre gagner le soutien d'un parti sans en repousser un autre. Une donnée que ne peut ignorer Isaac Herzog. Malgré la majorité qui semble se dégager autour de l'opposant à Benyamin Netanyahu, les « vetos réciproques entre les différents blocs » demeurent un risque d'échec à la formation d'un gouvernement.

« Je vais tenter d'éclaircir cette question directement et rapidement avec certains chefs de partis, au cours d'entretiens individuels. J'entends explorer toutes les pistes afin de favoriser un rapprochement et de parvenir à la formation d'un gouvernement stable et solide au service du peuple israélien », a poursuivi le président israélien. Pour l'instant, les principales lignes de fracture entre les soutiens de Gadi Eisenkot demeurent la participation au futur gouvernement des partis arabes et l’exemption de service militaire pour les ultra-religieux.

À lire aussiIsraël: Gadi Eisenkot s'engage à renouveler les relations avec Washington s'il devient Premier ministre

Source: RFI

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira