Les élections législatives en Israël se sont achevées sans majorité claire. Benyamin Netanyahu et son rival Gadi Eisenkot vont devoir élargir leur bloc pour espérer former un gouvernement. Il reviendra finalement au président israélien, Isaac Herzog, de désigner celui qui sera chargé de constituer une coalition. Une responsabilité majeure pour ce président dont la fonction est pourtant essentiellement honorifique. Son choix reste difficile à anticiper.
Publié le : 30/10/2026 - 22:31
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Le 7 juillet 2021, un peu plus d'un mois après avoir obtenu l'approbation des 120 députés de la Knesset face à sa rivale Miriam Peretz – avec une marge confortable de 87 votes, Isaac Herzog devenait le 11e président de l'État d'Israël et succédait à Reuven Rivlin.
Après deux premières années de présidence discrètes, Isaac Herzog, aujourd'hui âgé de 66 ans, s'est illustré en défenseur de la démocratie lors de la tentative de réforme de la justice menée par le gouvernement de Benyamin Netanyahu. Une réforme aujourd'hui suspendue, qui visait à accroître le contrôle du gouvernement sur le pouvoir judiciaire.
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Mais s'il s'est opposé au Premier ministre par le passé, tentant par exemple de prendre la tête du gouvernement à sa place en 2015, l'ancien président du Parti travailliste israélien a vu son nom cité dans un rapport de la Commission internationale indépendante d'enquête de l'ONU sur les territoires palestiniens occupés et Israël, pour incitation au génocide à Gaza. Une semaine après l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, Isaac Herzog affirmait ainsi face à la presse internationale : « C'est une nation tout entière qui est responsable. La rhétorique selon laquelle les civils ne sont pas impliqués est complètement fausse ».
Et malgré l'insistance des journalistes appelant au respect du droit international, Isaac Herzog a persisté dans son soutien clair à la guerre. Quelques semaines après sa déclaration à propos des civils palestiniens, il était ainsi photographié signant un obus à destination de Gaza, entouré de soldats israéliens souriants.
En cette semaine de législatives serrées, il a rapidement annoncé que son premier objectif était d'éviter de nouvelles élections. Il y a un peu moins de 40 ans, son père Chaim Herzog, président de 1983 à 1993, était face à un dilemme similaire ; à l'issue des législatives de 1988, le Likoud était arrivé en tête (31%) de peu devant l'Alliance travailliste (30%). Chaim Herzog avait choisi un gouvernement d'union mené par Yitzhak Shamir du Likoud et Shimon Peres des travaillistes.
Avant le début du vote de ces législatives, Isaac Herzog avait confié qu'il savait qu'il allait sans doute se retrouver au milieu des tractations. Mais « Bougie » avait assuré au média américain MS Now qu'aucune pression, pas même celle de Donald Trump, ne pourrait interférer dans sa décision. Le président israélien a aussi fait savoir qu'il était prêt à soutenir un gouvernement d'union entre Benyamin Netanyahu et son rival Gadi Eisenkot.
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Source: RFI
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