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Par Marion Douet
Publié aujourd’hui à 06h25Article réservé aux abonnés
ReportageCe pays d’Afrique de l’Est fournit aux étals européens de nombreux produits agricoles et horticoles. Les producteurs se préparent à un El Niño d’une puissance peut-être jamais vue.
Des semaines qu’ils sont prêts, comme sur le pied de guerre. Dans cette ferme de roses, l’une des plus grandes du Kenya, située sur les hauts plateaux de l’Ouest, les serres ont été renforcées, leurs toits nettoyés pour capter le moindre rayon de soleil, le système de drainage amélioré. On a acheté quantité de bâches de rechange et des imperméables pour les équipes.
Mais, pour l’instant, rien ne vient, à part quelques premières ondées, d’ailleurs en retard pour la saison. « Cet El Niño, est-ce qu’il vient ? Est-ce qu’il ne vient pas ? A quoi s’attendre ? Nous sommes en stand-by. C’est beaucoup de stress », s’inquiète sans détour Nehemiah Kangogo, directeur du site d’Eldoret du groupe kényan Sian Flowers, le 29 octobre. Depuis début septembre, il prépare ses près de 600 employés et 40 hectares d’installations.
En ce dernier trimestre de l’année, le Kenya attend fébrilement l’arrivée du « super El Niño ». Ailleurs sur la planète, le phénomène climatique amène déjà son lot de sécheresses et d’ouragans, notamment en Asie et en Amérique latine. En Afrique de l’Est, il doit amplifier la saison des pluies d’octobre-décembre, avec des précipitations plus fortes − voire diluviennes − et plus longues qu’à l’accoutumée.
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Source: Le Monde · Marion Douet
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