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Près de deux ans après une lourde chute à l’entraînement qui lui avait causé un hématome intracrânien, le Français de 32 ans vise un retour en Coupe du monde à la fin de novembre, lors d’une étape à Copper Mountain, aux Etats-Unis.

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Le Français Cyprien Sarrazin, à Wengen (Suisse), le 12 janvier 2024.

Attablé dans un hôtel du 12e arrondissement de Paris, lundi 2 novembre, Cyprien Sarrazin a le sourire de celui qui apporte de bonnes nouvelles. Entouré de quelques médias, dont Le Monde, le skieur du Dévoluy (Hautes-Alpes) vient annoncer la date de son très probable retour à la compétition. « Je ne vais pas dire que c’est à 100 %, mais à 99 %, je me vois au départ à Copper », déclare-t-il. Une référence à Copper Mountain, une station du Colorado (Etats-Unis), où se déroulera la première épreuve de vitesse de la saison de Coupe du monde de ski alpin, un super-G, samedi 28 novembre. « Tous les voyants sont au vert », ajoute le Français.

La fin d’un long calvaire pour Cyprien Sarrazin, qui, il y a près de deux ans, était « passé pas loin de mourir » à Bormio, en Italie. Le 27 décembre 2024, le skieur né à Gap (Hautes-Alpes) perdait le contrôle à l’entraînement, déséquilibré par un mouvement de terrain, avant de s’envoler et de percuter violemment la neige. Sa course se terminait dans les filets de sécurité, à l’issue d’une interminable glissade.

Evacué en hélicoptère et placé en « réanimation neurologique », Cyprien Sarrazin avait été opéré en urgence pour décomprimer un hématome intracrânien. A 30 ans – il en a désormais 32 –, celui qui, quelques mois plus tôt, avait accompli ses premiers exploits en Coupe du monde, marqués par deux victoires dans la mythique descente de Kitzbühel (Autriche), semblait en avoir terminé avec le ski professionnel. Surtout dans une discipline où les accidents ne sont pas rares et qui avait été fatale à son compatriote David Poisson, mort en 2017 consécutivement à une chute à l’entraînement.

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Source: Le Monde · Valentin Moinard

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