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Après huit ans d’investissements et de transformation, le pays est fin prêt pour accueillir, ce 31 octobre, la 4ᵉ édition des Jeux olympiques de la jeunesse. Mais l’événement se tiendra dans un contexte économique et social pour le moins morose.

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Des athlètes au village olympique de la jeunesse, à Diamniadio, à côté de Dakar, le 29 octobre 2026.

Un flot de sportifs se déverse, comme chaque soir, sur la corniche ouest de Dakar. Entre l’océan Atlantique et la route, les coureurs dépassent les voitures prises dans le trafic de la fin de journée, longeant les fresques à la gloire de l’olympisme qui ont fait leur apparition sur les bâtiments publics donnant sur le front de mer. Terrain de sport à ciel ouvert, la capitale sénégalaise s’apprête à accueillir les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), du 31 octobre au 13 novembre. Une première pour le continent africain.

Le coût consolidé de ces Jeux n’a pas encore été arrêté par le comité d’organisation. Mais, dans le cadre du contrat passé avec le Comité international olympique (CIO) en 2018, le Sénégal a engagé un budget d’environ 55 millions d’euros, auquel s’ajoute une promesse de contribution de quelque 80 millions d’euros du CIO. A l’issue de vingt mois de travaux de rénovation, financés par un prêt de 80 millions d’euros de l’Agence française de développement, Dakar a vu sa piscine olympique et le stade Iba-Mar-Diop renaître. Systèmes de chronométrage et de filtration flambant neufs pour la première, extension des tribunes et nouvelle pelouse pour le second.

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Source: Le Monde · Pauline Le Troquier

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