Long de 200 pages, le texte prévoit de supprimer l’essentiel des contrôles et des formalités sanitaires et phytosanitaires sur les échanges de produits alimentaires, d’animaux, de végétaux. Il devrait entrer en vigueur au premier semestre 2028.
Passer la publicité Passer la publicitéUn à un, le Royaume-Uni et l’Union européenne détachent les corsets commerciaux du Brexit. À moins de trois semaines de leur sommet annuel, prévu vendredi 20 novembre, Londres et Bruxelles ont conclu un projet d’accord qui supprimerait l’essentiel des contrôles et des formalités sanitaires et phytosanitaires sur les échanges de produits alimentaires, d’animaux, de végétaux et de leurs dérivés. Le texte, transmis aux États membres, doit être examiné mercredi par leurs ambassadeurs, avant d’entrer potentiellement en vigueur au premier semestre 2028.
Long de 200 pages, le projet devrait rapporter à terme 5,1 milliards de livres par an au Royaume-Uni, selon le gouvernement britannique. Il supprimerait notamment les certificats sanitaires à l’export, facturés 200 livres (240 euros) chacun, et les certificats phytosanitaires, à 25 livres (30 euros). Les filières britanniques les plus avantagées seraient celles de la pomme de terre, des coquillages, des saucisses fraîches, ou autres denrées produites en abondance par le Royaume-Uni. Un desserrement des contraintes bienvenu pour l’agriculture britannique, dont les exportations vers l’Union européenne ont chuté d’un tiers depuis 2019, selon la National Farmer’s Union, un syndicat agricole.
Outre la fin des certificats sanitaires et phytosanitaires, les entreprises britanniques bénéficieraient de la suppression des frais d’inspection, des certificats biologiques et de certains frais portuaires, tandis que les formalités et les contrôles sur les marchandises alimentaires circulant entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord seraient considérablement réduits. En contrepartie, le Royaume-Uni devra s’aligner dynamiquement sur les règles européennes en matière de commerce alimentaire, animal et végétal.
Sur fond de relations transatlantiques dégradées et de menace russe, Londres et Bruxelles accélèrent leur rapprochement. Le 30 septembre, sur la BBC, le premier ministre travailliste Andy Burnham avait même ouvert la porte à une réintégration de son pays dans l’Union : «Nous pourrions aller jusqu’au bout», avait-il glissé, au sujet d’un rapprochement avec l’Union européenne, citant également le statu quo, l’union douanière et le marché unique comme des possibilités.
Source: Le Figaro · Martin Hézode
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