Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Analyse

Léa Sanchez

Journaliste au service Planète

Les menaces qui pèsent sur la biodiversité sont d’autant plus prégnantes que les espèces de poissons devraient décliner. Des choix politiques difficiles s’annoncent au niveau européen pour s’accorder, entre autres, sur des mécanismes de gestion et de partage des captures.

Publié aujourd’hui à 10h30 Temps de Lecture 3 min.

Article réservé aux abonnés

Pas de répit pour le golfe de Gascogne. Cette portion de l’océan Atlantique, lovée entre l’Espagne et la Bretagne, endure un long coup de chaud. Après un été déjà brûlant, ses eaux ont atteint une moyenne de 20,6 °C en surface en septembre, 1,6 °C de plus que la normale mensuelle estimée pour la période 1991-2020. De nombreuses étendues maritimes, françaises et étrangères, subissent elles aussi ces surchauffes qui déstabilisent le vivant. Du fait de l’effondrement des captures de bulots dans la Manche, une partie des professionnels pêchant ce gastéropode d’eau froide vont devoir se reconvertir. Un plan de sortie de flotte sera ouvert d’ici à la fin de l’année 2026, détaille au Monde le ministère chargé de la mer et de la pêche. Il concernera une trentaine de navires.

Les difficultés ne se cantonnent pas à ce seul exemple normand. Le réchauffement climatique ajoute une pression supplémentaire aux pêcheries françaises, par ailleurs confrontées à un empilement de crises, dont la hausse du prix du carburant. Les mesures d’urgence ne suffiront pas : mieux anticiper les perturbations des écosystèmes marins et adapter le secteur deviennent de plus en plus impérieux. Comme le rappelle un rapport de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) publié au mois de mars, les « approches de gestion traditionnelles » se fondent notamment sur des conditions environnementales stables dans le temps (bien que pouvant fluctuer d’une année sur l’autre).

Ces approches s’appuient en particulier sur le rendement maximal durable, soit la quantité maximale de chaque espèce pouvant être prélevée dans une zone géographique, sans menacer sa capacité de reproduction, dans les conditions environnementales existantes. Cette notion, théorisée à partir des années 1930, essuie des critiques depuis des décennies. « Le rendement maximal durable ne laisse pas le temps aux populations de poissons de grandir et nuit à leur résilience », déplore Philippe Garcia, président de l’association Défense des milieux aquatiques.

Il vous reste 65.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Léa Sanchez

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira