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Une étude internationale publiée le 2 novembre quantifie le nombre de naissances prématurées attribuables au dérèglement climatique en analysant les données de l’Inde, du Bangladesh et des Philippines lors d’un épisode concret de longue canicule.
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Le lien entre le changement climatique et le risque d’accouchements prématurés fait l’objet d’une attention croissante. Une étude publiée lundi 2 novembre par l’organisation de recherche indépendante Zero Carbon Analytics, basée à Bruxelles, vient compléter les connaissances en analysant un cas concret, celui du long épisode caniculaire d’avril 2024 qui avait sévi en Asie du Sud et du Sud-Est. Les chercheurs se sont appuyés sur les données issues de l’Inde, du Bangladesh et des Philippines. Sur les 16 150 grossesses arrivées avant leur terme dans ces trois pays pendant cette période, 10 500 sont attribuables selon les scientifiques au réchauffement climatique, dont 8 830 rien qu’en Inde.
« Le lien entre l’augmentation du nombre de naissances prématurées et le dérèglement climatique causé par l’activité humaine était déjà connu, mais nous voulions pousser notre analyse en nous fondant sur un épisode concret de chaleur », précise Joanne Bentley-McKune, chercheuse basée en Afrique du Sud qui a participé à ces travaux.
En Inde, cette vague de chaleur exceptionnelle – qui a duré entre quinze et dix-huit jours selon les régions – a particulièrement touché les Etats du nord-est du pays. Les températures y étaient 7 à 10 degrés supérieures aux normales de saison. Le 30 avril 2024, la station météorologique de Kalaikunda, au Bengale-Occidental, enregistrait 47,2 °C, un record.
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Source: Le Monde · Aniruddha Fernandez
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