Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Chronique

Jean-Baptiste Jacquin

Lorsqu’ils rentrent au nid après un long trajet vers l’ouest, les puffins des Anglais dévient légèrement de leur cap, ce qui, selon une étude publiée dans « Science » provoque un décalage entre leur horloge biologique et le temps solaire.

Publié aujourd’hui à 15h30 Temps de Lecture 2 min.

Article réservé aux abonnés

Un puffin des Anglais vu à 8 kilomètres au sud-ouest de l’île Selkirk, archipel Juan Fernandez, Valparaiso (Chili), en mars 2020.

Qu’un oiseau quitte son nid et l’œuf à couver le temps de se nourrir est assez logique. Mais qu’il parcoure parfois jusqu’à 1 000 kilomètres pour trouver sa nourriture peut paraître plus étonnant. Le puffin des Anglais (Puffinus puffinus) est de ces espèces d’oiseaux marins qui fascinent depuis longtemps les chercheurs. Ses expéditions nourricières pendant la période de nidification sont déjà bien documentées, même si elles sont de modestes escapades à côté de sa migration annuelle qui lui fait parcourir quelque 25 000 kilomètres au-dessus des mers.

Une équipe de chercheurs vient pourtant de découvrir un trait inattendu chez cet infatigable voyageur. Il est sujet au jet-lag ! L’étude parue dans Science jeudi 29 octobre est partie d’une matière première foisonnante : un jeu de données de suivi par GPS, comprenant 3 688 trajets de recherche de nourriture effectués par 1 045 puffins des Anglais en période de reproduction.

La plupart des colonies de cette espèce, bien nommée, niche le long des côtes occidentales de la Grande-Bretagne de février à juillet. Pratique pour Tim Guilford, professeur à Oxford et directeur du groupe de recherche « Navigation », d’équiper ces volatiles de GPS. Mais cette fois, ils ne se sont pas intéressés à l’hivernage des puffins, qui les amènent le plus souvent le long des côtes argentines, jusqu’au 50e parallèle, mais à leurs allers et retours fréquents sur de plus courtes distances. Avec une question : comment ces oiseaux, dont il a été déjà montré qu’ils se dirigent grâce au Soleil, reviennent à la case départ après avoir survolé l’immensité océanique sans le moindre repère visuel ?

Il vous reste 63.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Source: Le Monde · Jean-Baptiste Jacquin

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira