Par Marie-Hélène Hérouart, Le Figaro Bordeaux
Publié le 04/11/2026 à 11h12
Mortiers, feux de poubelles et agressions du personnel éducatif étaient au rendez-vous de la rentrée des lycées girondins. Trois d’entre eux ont été fermés par la préfecture de la Gironde.
Les vacances de la Toussaint n’ont pas éteint le feu des mobilisations lycéennes allumé depuis fin septembre, bien qu’il ait considérablement faibli. En Gironde, une dizaine des 82 lycées du département était toujours sur le pied de guerre lundi et mardi. Les foyers de colère se concentrent à Bordeaux, Bègles, Mérignac, Pessac et Talence. À Lormont, le proviseur du lycée des Iris, Thierry Malewicz, a été agressé par un élève. Le chef d’établissement, violenté et poussé au sol, a porté plainte.
En parallèle des membres de la direction et du personnel de l’Éducation nationale ont fait l’objet de menaces et ont été visés par des jets de projectiles considérés comme des armes par destination par la justice dans plusieurs établissements scolaires. Tirs de mortiers et feux de poubelles étaient aussi au rendez-vous. Les départs de feu ont été maîtrisés très rapidement par les sapeurs-pompiers.
En réaction à ces événements, trois lycées girondins sont fermés. La préfecture de la Gironde estime que « la sécurité des élèves et du personnel ne peut pas y être assurée ». La préfète de la Gironde, Sophie Brocas et le recteur de l’académie de Bordeaux, Jean-Marc Huart, dénoncent « avec la plus grande fermeté ces faits de violences et d’agressions inacceptables ». Ils rappellent aussi que « le droit de manifester est une liberté fondamentale, qui doit s’exercer dans le respect de l’ordre public et de la sécurité de tous ».
Source: Le Figaro · Marie-Hélène Hérouart, Le Figaro Bordeaux
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