Le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis des années, malgré la reconnaissance de l'Etat de Palestine par un nombre croissant de pays.

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Publié le 29/10/2026 15:53 Mis à jour le 29/10/2026 16:10

Temps de lecture : 1min

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, à Ankara (Turquie), le 12 août 2026. (DOGUKAN KESKINKILIC / ANADOLU / AFP)
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, à Ankara (Turquie), le 12 août 2026. (DOGUKAN KESKINKILIC / ANADOLU / AFP)

Le président palestinien a dit espérer, jeudi 29 octobre, une reprise des négociations de paix avec le prochain gouvernement israélien, à l'issue des élections législatives qui n'ont pour l'heure pas dégagé de majorité. "Depuis de nombreuses années, nous tendons la main au côté israélien afin de parvenir à la paix avec lui, pour qu'Israël et la Palestine puissent vivre dans la sécurité, la stabilité et la paix", a déclaré Mahmoud Abbas lors d'un déplacement à Nicosie, la capitale chypriote.

Le processus de paix israélo-palestinien est au point mort depuis des années, malgré la reconnaissance de l'Etat de Palestine par un nombre croissant de pays. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, dirige depuis fin 2022 un gouvernement considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël, et qui s'oppose à la création d'un Etat palestinien.

Les perspectives d'une reprise des négociations se sont encore éloignées depuis l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023 et l'opération militaire israélienne dévastatrice qui a suivi dans la bande de Gaza, dénoncée comme un génocide par des experts de l'ONU. En Cisjordanie occupée, où siège l'Autorité palestinienne, les violences se sont également intensifiées, avec une multiplication des opérations de l'armée israéliennes et des attaques de colons contre des Palestiniens. Une commission d'enquête internationale mandatée par l'ONU accuse Israël de commettre des crimes contre l'humanité dans ce territoire.

L'avenir des relations israélo-palestiniennes dépendra notamment de la composition du prochain gouvernement israélien, encore incertaine dans l'attente du décompte final des voix et des tractations entre formations politiques. En cas de reconduction d'une coalition similaire à l'actuelle, le ministre d'extrême droite Itamar Ben Gvir a déjà fait savoir qu'il briguerait le portefeuille de la Défense, avec pour priorité affichée l'expulsion de la population de la bande de Gaza.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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