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Les autorités du pays himalayen envisagent de décréter inconstructibles les zones situées trop près du maximum de la crue qui a dévasté la vallée de la Trishuli en août. Mais dans ce pays très escarpé et soumis à de nombreux aléas, il est difficile d’échapper à tous les risques.

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Des bâtiments endommagés à la suite de la crue soudaine du 26 août à Betrawati, dans le district de Nuwakot au Népal, le 1er octobre 2026.

Les bras mécaniques des pelleteuses s’activent dans un vacarme fracassant. Godet par godet, les engins s’évertuent depuis des semaines à déblayer quantité de débris pour dégager un passage et tenter de reconnecter Betrawati Bazaar aux villages alentour. Cette petite commune de 1 000 habitants au marché autrefois effervescent s’est développée sur les berges de la rivière Trishuli, le long de la principale route commerciale qui relie le Népal à la Chine. Cet emplacement de choix garantissait aux commerçants des affaires toujours florissantes.

Mais lorsque le « tsunami des montagnes » a déferlé sur la vallée, le 26 août, Betrawati a été réduite à néant. La cité a été décimée par un torrent de roches, de glace et de boue déclenché ce jour-là par le glissement de terrain ayant entraîné l’effondrement d’un glacier à 5 200 mètres sur la face nord du Langtang Lirung, à 8 h 37. Près de 1 500 personnes ont été tuées et plus de 5 000 sont toujours portées disparues dans le pays.

Du monde de la dévastation à celui des sentiers bucoliques, il n’y a pourtant qu’un pas. Quelques mètres plus en hauteur à peine, les villages construits sur les flancs de la montagne sont intacts. Ce contraste saisissant souligne les erreurs d’urbanisation commises dans l’Himalaya, la plus jeune chaîne de montagnes au monde à la géologie instable, exposée au risque sismique et désormais en première ligne des effets du changement climatique.

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Source: Le Monde · Carole Dieterich

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