Trois établissements funéraires de la métropole de Lyon accueillent, en marge de la Toussaint, des clichés géants d’artefacts provenant d’Égypte, d’Amérique latine et du Caucase pour « offrir quelques clés de compréhension sur la mort ».
Passer la publicité Passer la publicitéUn atypique partenariat voit le jour entre les pompes funèbres et un musée d’histoire naturelle. Depuis quelques jours, le Service funéraire, qui opère au sein de la métropole lyonnaise depuis plus de 120 ans, accueille dans trois de ses locaux, à Lyon Berthelot, Villeurbanne et Givors, des cadres géants avec des photographies d’œuvres d’art habituellement exposées au Musée des Confluences. Au milieu des urnes funéraires et des bureaux, les visiteurs découvrent le parcours Fragments d’Éternité, où figurent des artefacts d’« Amérique du Sud », « d’Égypte antique » et « de l’âge du Fer du Caucase », précise un communiqué.
Les artefacts mis en scène proviennent d’Éternité, une exposition permanente de l’institution consacrée au monde funéraire et à sa matérialité. « C’est bien la seule qui existe en France, explique le musée. Elle met en perspective nos questionnements contemporains de l’ordre du ressenti intime, avec ceux de différentes sociétés humaines, touchant ainsi à l’universalité du rapport à la mort. » Parmi les œuvres présentées, via les clichés du photographe Pierre-Olivier Deschamps, figure une amulette à tête de mouflon en bronze, datée de l’âge du Fer et provenant des sépultures de Koban, dans le Caucase.
« Clés de compréhension sur la mort »
Les visiteurs des pompes funèbres peuvent aussi contempler le sarcophage en bois peint de Tja-Khonsou, retrouvé dans la région de Thèbes en Égypte. Un personnage prédynastique en terre cuite de la région égyptienne de Khozam s’invite également dans la liste des œuvres exposées, tout comme un masque du peuple Cubéo originaire d’Amazonie ou encore une échelle cérémonielle en bois découverte au Chili au XXe siècle et qui permet d’« instaurer une communication entre les mondes ».
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Derrière ce partenariat, le Service funéraire souhaite, « à l’approche de la Toussaint, accompagner les familles dans leur parcours de deuil » en « redonnant du sens aux cérémonies » grâce à la « diversité et la beauté de ces objets, qui traversent les cultures et les époques ». « La question du devenir du défunt, dans sa chair et son esprit, est commune à toute l’humanité, indique le communiqué. Fondée sur des valeurs communes de service public, de partage et d’accès à la culture, cette association contribue à offrir quelques clés de compréhension sur la mort. »
Source: Le Figaro · Charles Boutin
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