Le casse-tête du rattrapage des cours et de la validation des examens est similaire à celui posé pour le baccalauréat chez les lycéens, pour lequel le ministre de l'Education nationale a rejeté toute possibilité de changement de calendrier samedi.

Article rédigé par franceinfo - Lorélie Carrive (France Inter)

Radio France

Publié le 08/11/2026 19:19 Mis à jour le 08/11/2026 19:53

Temps de lecture : 2min

Le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste en conférence de presse à Paris, le 26 octobre 2026. (Sebastien TOUBON / MAXPPP)

Dans une circulaire adressée durant le week-end aux présidents d'universités et consultée dimanche 8 novembre par France Inter, le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste exclut tout semestre validé d'office pour les étudiants. Et cela alors qu'une mobilisation sociale est en cours pour demander de meilleures conditions d'apprentissage en France. Une mobilisation qui affecte surtout les lycées mais aussi les universités.

Le ministère de l'Enseignement supérieur écarte également la possibilité d'octroyer une note de 10/20 à l'ensemble des étudiants. La loi impose, via le code de l'éducation, une évaluation individuelle. Déroger à cette règle ferait courir un risque juridique devant les juridictions administratives et créerait une rupture d'égalité entre les étudiants fait savoir le ministère.

Le ministère liste en revanche d'autres options si la colère sociale continue de gagner les universités : l'organisation des partiels sur un autre site non bloqué ou à défaut le report de la date des examens. Ces deux options sont d'ailleurs à privilégier fait savoir le ministère de l'Enseignement supérieur qui explique que ces deux adaptations "ne présent[e] pas de risque juridique dès lors qu'elles sont justifiées par les circonstances du moment", est-il écrit dans la circulaire consultée par France Inter.

Autres possibilités sur la table et soumises à conditions : le passage des examens à distance ou bien la transformation des épreuves écrites en épreuves orales. "Pour prendre de telles décisions qui peuvent donc intervenir en cours d'année, la Commission de la formation et de la vie universitaire (CFVU) ou l'organe équivalent de votre établissement reste compétente pour définir les règles d'évaluation", précise la circulaire dont France Inter a pris connaissance dimanche. Le ministère fait savoir que cette circulaire ne vise pas à porter un coup au mouvement en cours mais vise à sécuriser la fin du semestre.

La question du retard pris dans l'enseignement est en effet de plus en plus présente, même au lycée. Du côté de l'enseignement secondaire, le ministre de l'Education nationale Edouard Geffray a annoncé samedi dans une interview au Parisien qu'il n'était pas question de tenir compte des heures de cours perdues par les lycéens pour modifier le calendrier du baccalauréat. Même si les dates de l'examen restent inchangées, ce dernier a précisé qu'il étudiait la possibilité d'allouer des moyens supplémentaires, notamment pour certains lycées les plus touchés par la mobilisation, pour obtenir des cours de rattrapage.

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