Dans une interview au "Parisien" publiée samedi, Edouard Geffray a toutefois rappelé qu'il souhaitait ramener de la transparence sur Parcoursup.

France Télévisions

Publié le 08/11/2026 08:03

Temps de lecture : 1min

Edouard Geffray, ministre de l'Eucation nationale, sur les marches de l'Elysée à Paris, le 28 octobre 2026. (HENRIQUE CAMPOS / HANS LUCAS / AFP)
Edouard Geffray, ministre de l'Eucation nationale, sur les marches de l'Elysée à Paris, le 28 octobre 2026. (HENRIQUE CAMPOS / HANS LUCAS / AFP)

"Je vais être très clair : je n'ai pas l'intention de toucher aux examens. On ne peut pas dire, d'un côté, qu'on veut un diplôme national, et de l'autre, qu'on peut l'aménager en fonction des situations de chacun." Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, ne souhaite pas modifier le calendrier du baccalauréat pour tenir compte des heures perdues par les lycéens du fait du mouvement en cours, a-t-il déclaré au Parisien.

"Toutefois, dans les établissements où les élèves ont été empêchés d'aller en cours, nous sommes en train de regarder pour allouer des moyens supplémentaires, notamment des cours de rattrapage", a-t-il précisé lors d'un échange avec des lycéens, des parents et des professeurs, organisé par le journal. Selon le ministre, les deux tiers des lycées n'ont connu aucune perturbation, ou n'ont connu que des "perturbations très légères sur une à deux journées". Pour rattraper le retard, "il faut regarder dans le détail, adapter le contrôle continu, peut-être lisser sur un semestre plutôt que sur un trimestre", explique Edouard Geffray.

Les échéances prévues par Parcoursup, le système d'aiguillage des lycéens vers l'enseignement supérieur, ne seront pas non plus modifiées. "Je ne veux pas parler à la place du ministre de l'Enseignement supérieur, mais bousculer le calendrier de Parcoursup cette année, ce serait mettre en danger tout le monde. Cela n'empêchera pas de transformer la plateforme", suggère le ministre.

Pour cette année, le gouvernement promet en revanche de "mettre fin à la lettre de motivation obligatoire" sur Parcoursup, alors que "certaines formations ne [la] lisent même pas", relève Edouard Geffray. Par ailleurs, dit-il, "on organise la transparence totale sur les critères et les algorithmes locaux utilisés par les établissements d'enseignement supérieur pour sélectionner leurs élèves". "Les élèves refusés pourront savoir pour quel motif ils n'ont pas été retenus", promet le ministre.

Lundi aura lieu la première réunion du "comité de réforme" du système d'orientation, dont les organisations lycéennes réclament la suppression. Un échange est aussi prévu dans les locaux de Matignon entre le Premier ministre, Sébastien Lecornu, et les représentants des lycéens et des étudiants.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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