Mercredi, le parti de Benyamin Nétanyahou, s'en est pris aux partis arabes, les accusant d'avoir "volé les élections". Les deux principales formations politiques majoritairement arabes israéliennes, sont en passe de rafler un nombre de sièges inédit dans leur histoire.

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Publié le 29/10/2026 09:57

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Itamar Ben Gvir, chef du parti d’extrême droite Otzma Yehudit, s’adresse à ses partisans le 27 octobre 2026 à Modiin en Israël , dans le cadre des élections législatives. (ILIA YEFIMOVICH / AFP)
Itamar Ben Gvir, chef du parti d’extrême droite Otzma Yehudit, s’adresse à ses partisans le 27 octobre 2026 à Modiin en Israël , dans le cadre des élections législatives. (ILIA YEFIMOVICH / AFP)

Le ministre israélien de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite, a appelé jeudi 19 octobre à arrêter les chefs des partis arabes, visés par des accusations de soutien étranger après leur score historique aux législatives. "Le Shin Bet [service de renseignement intérieur] doit arrêter dès ce matin les chefs des partis arabes soupçonnés d'avoir reçu de l'argent du Qatar", a déclaré Itamar Ben Gvir sur X.

Des médias israéliens ont rapporté jeudi que les autorités électorales ont demandé au Shin Bet d'ouvrir une enquête sur ces allégations pour lesquelles aucune preuve n'a été publiquement présentée jusque-là.

Mercredi, Le Likoud, le parti du Premier ministre sortant Benyamin Nétanyahou, s'en est pris aux partis arabes, les accusant d'avoir "volé les élections". Les deux principales formations politiques majoritairement arabes israéliennes, Raam (un acronyme signifiant en hébreu "Liste arabe unie") et la Liste unifiée, sont en passe de rafler un nombre de sièges inédit dans leur histoire après la forte mobilisation électorale sans précédent de la minorité arabe victime de très fortes discriminations.

Le chef de la gauche israélienne, Yaïr Golan, a appelé mercredi sur X l'opposition à Benyamin Nétanyahou à s'allier avec les partis arabes pour former un gouvernement et évincer le Premier ministre du pouvoir. "Nous avons une responsabilité. Et nous avons l'opportunité de former un gouvernement de changement en partenariat avec les citoyens arabes d'Israël". A ce stade, le chef de file centriste de l'opposition, Gadi Eisenkot, qui avait juré pendant la campagne ne pas envisager cette option, n'a pas réagi aux mains tendues des deux formations arabes.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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