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Christophe Soullez, directeur de l’IHEMI, déclare : « Un ministère cantonné au traitement de l’urgence serait gouverné par les événements ». DIMITAR DILKOFF / AFP

DÉCRYPTAGE - Pour mieux éclairer les signaux faibles des crises, l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI) se reconfigure, mettant ses équipes et ses auditeurs au service des unités opérationnelles de place Beauvau.

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En ce mois d’octobre 2026, dix préfets sont venus se perfectionner en communication de crise dans les locaux de l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI), installés au cœur de l’École militaire à Paris. L’exercice avait été programmé avant les heurts et destructions qui ont choqué tout le pays.

« Aujourd’hui, ce sont des préfets, mais récemment c’est le comité exécutif d’Orange que nous avons accueilli, et les dirigeants d’autres groupes vont suivre, car le carnet des visiteurs ne désemplit pas », confie celui qui a la charge de les faire passer devant la caméra.

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Cet engouement pour les formations courtes et les modules d’apprentissage concrets témoigne du renouveau de l’IHEMI, dont les clés ont été confiées, il y a deux ans, à Christophe Soullez, criminologue, fondateur autrefois, avec Alain Bauer, de l’Observatoire national de la délinquance. Ce que ce nouveau directeur a engagé comme réforme, en seulement quelques mois, est assez spectaculaire.

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Source: Le Figaro · Jean-Marc Leclerc

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