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Le cinquième opus de la formation se révèle être l’œuvre la plus personnelle de son leader, Jonathan Morali, après une longue pause en tant que chanteur.

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Jonathan Morali, leader du groupe Syd Matters, à Paris, en 2025.

Après plus de quinze ans de silence, on ne peut pas dire que Jonathan Morali a cédé à la pression des fans. Si son groupe, Syd Matters, a bénéficié d’une jolie cote auprès des amateurs de délicatesse indie-folk cafardeuse, on avait fini par se faire à son absence depuis Brotherocean (2010), dernier album en date. La splendeur intimiste de A Gospel of Some Sort, cinquième chapitre de la discographie de la formation, sorti le 4 septembre, n’en est qu’une plus agréable surprise. Apte à raviver une flamme qu’on croyait éteinte, si l’on en croit une tournée enchaînant les dates à guichets fermés, dont celle de L’Olympia, à Paris, programmée le 17 novembre.

« Le fait de ne pas être attendu du tout, ni par mes musiciens, ni par un label, ni par un public, ça libère, constatait, mi-septembre, l’auteur-compositeur-interprète de 46 ans, dans le cocon de son studio d’enregistrement, situé dans un sous-sol de la place du Colonel-Fabien (Paris 19e). Je n’avais aucune contrainte en termes de musique, de textes, de direction artistique, de temps passé à écrire ces chansons. Pour la première fois, j’ai composé exactement comme je voulais le faire. »

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Source: Le Monde · Stéphane Davet

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