Après les dégâts causés en marge des manifestations du 17 octobre, des représentants de droite et d'extrême droite ont demandé au gouvernement de modifier les dates du scrutin, dont le second tour est fixé le 2 mai, soit le lendemain du 1er-Mai, faisant craindre des débordements.

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Publié le 28/10/2026 13:29 Mis à jour le 28/10/2026 13:29

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La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, le 28 octobre 2026 à Paris. (SIMON WOHLFAHRT / AFP)
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, le 28 octobre 2026 à Paris. (SIMON WOHLFAHRT / AFP)

Le gouvernement a exclu, mercredi 28 octobre, de modifier les dates de l'élection présidentielle. Ces dernières étant fixées aux 18 avril et 2 mai, cela implique que le second tour aura lieu au lendemain de la mobilisation du 1er-Mai qui fait craindre à certains des débordements, à la suite des violences du 17 octobre.

"Il n'y a pas de raison de changer ces dates, sauf à poser un genou à terre face aux délinquants, aux casseurs, aux factieux qui ont semé la terreur ces derniers jours et ces dernières semaines dans le pays", a déclaré la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon à l'issue du Conseil des ministres. "L'Etat a démontré (...) le week-end dernier qu'il savait (...) avoir le dessus", a-t-elle ajouté.

Après les saccages, pillages et dégradations du 17 octobre, la droite et le Rassemblement national ont à nouveau demandé au gouvernement de revenir sur le choix d'un second tour le 2 mai, au lendemain de défilés pour la Fête du Travail, traditionnellement très politiques. Pour rester dans les clous constitutionnels, les dates du 11 et 25 avril sont également envisageables, avancent-ils, même si elles tombent lorsque deux zones sur trois sont en vacances de printemps.

Mercredi, Bruno Retailleau qui y voyait déjà "une date de bordélisation", a répété craindre que le 1er-Mai 2027, "il se passe ce qui s'est passé le 17 octobre". Il a insisté sur un "problème de légalité" puisque la règle veut que "la campagne électorale s'arrête à minuit vendredi". Or, a-t-il anticipé, "ça continuera avec le 1er-Mai, vous aurez des candidats de gauche qui s'afficheront". "La neutralité et la sérénité qui doivent prévaloir avant le vote du dimanche seront nécessairement rompues", avait également protesté dimanche Louis Aliot, le maire RN de Perpignan, proche de la candidate Marine Le Pen.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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