Jeudi, le gouvernement avait déjà annoncé qu'il encourageait maires et préfets à autoriser des ouvertures dominicales exceptionnelles, réclamées par les professionnels jusqu'à Noël.

France Télévisions

Publié le 02/11/2026 21:37

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Des commerces vandalisés à Nice, le 24 octobre 2026. (ROLAND MACRI / Hans Lucas)
Des commerces vandalisés à Nice, le 24 octobre 2026. (ROLAND MACRI / Hans Lucas)

Le gouvernement va donner l'instruction aux préfets d'organiser l'ouverture des commerces le dimanche sur leur territoire, notamment trois dimanches de plus d'ici à Noël, en réponse à une demande du secteur éprouvé par les violences urbaines, a annoncé lundi 2 novembre le ministre du Commerce, Serge Papin. "Je vais demander, là, dès cette semaine, que les préfets puissent utiliser un arrêté" permettant aux commerces d'"ouvrir trois dimanches supplémentaires", a-t-il dit sur RTL. Et "on peut aller bien au-delà s'il y a des discussions avec les organisations patronales, avec les organisations syndicales, c'est au cas par cas", département par département, a-t-il ajouté.

En outre, "les maires ont la main sur 12 dimanches et peuvent autoriser aussi, par compensation par rapport" aux pertes entraînées par les violences survenues en marge des manifestations, "les magasins à ouvrir le dimanche", a rappelé le ministre. Jeudi, le gouvernement avait déjà annoncé qu'il encourageait maires et préfets à autoriser des ouvertures dominicales exceptionnelles, réclamées par les professionnels jusqu'à Noël.

Le réseau des chambres de commerce et d'industrie (CCI) a salué cette mesure dans un communiqué, demandant pour sa part l'autorisation d'ouvrir les dimanches de novembre et décembre dans un appel à la "mobilisation collective" pour soutenir les commerces de proximité. La CCI affirme que "2 488 commerces ont été touchés lors des violences du 17 octobre, 50 de plus le 24 octobre et 27 de plus le 31 octobre". Parmi eux, "1 161 ont été fortement dégradés", à savoir "pillés, saccagés voire incendiés". Plus de 6 000 commerces sont empêchés de travailler et les commerçants signalent des baisses de chiffre d'affaires de 60% à 80% les samedis de mobilisation, d'après la CCI.

Interrogée lundi sur France 2, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, s'est dite "bien sûr" contre davantage de dimanches travaillés, rappelant que les salariés du commerce "sont majoritairement des femmes" et "très largement soumis déjà à des horaires atypiques". Les mesures gouvernementales prises après les dégradations du 17 octobre se "tournent exclusivement vers les patrons", tandis que "les salariés à qui on impose le chômage partiel perdent 40 % de rémunération", a-t-elle déploré. "Leur imposer en plus de sacrifier leur vie de famille en travaillant le dimanche, c'est pas sérieux, c'est honteux", a-t-elle déploré.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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