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Radié des cadres de l’armée en 2016 pour avoir participé à une manifestation interdite organisée par un groupuscule islamophobe allemand, l’ancien légionnaire s’est éteint le 23 octobre, à 85 ans.

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Le général Christian Piquemal, au tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 12 mai 2016.

L’homme aura plus fait parler de lui pour ses excursions politiques que ses faits d’armes militaires. Le général Christian Piquemal, radié des cadres de l’armée en 2016 après avoir participé à une manifestation contre les migrants, à Calais (Pas-de-Calais), qui avait pourtant été interdite par la justice, est mort vendredi 23 octobre, à l’âge de 85 ans. Aucun message d’hommage n’a été transmis par les armées ou ses représentants pour saluer la mémoire du personnage, largement perçu comme marginal au sein de l’institution. Seule la Légion étrangère, dont il a été le « Père Légion » (commandant) entre 1994 et 1999, a sobrement fait part de sa « grande tristesse » dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Il faut dire que Christian Piquemal, qui avait été élevé au rang de général de corps d’armée quelques mois avant de quitter l’active, en 2000, avait mis du sien à creuser le fossé le séparant de la hiérarchie militaire. Obsédé par une présumée « immigration massive de peuplement et de remplacement », et persuadé que la France serait victime d’une « islamisation rampante et progressive », il est sorti plus souvent qu’à son tour du devoir de réserve incombant aux militaires.

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Source: Le Monde · Olivier Faye

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