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Harcèlement, microviolences, fraudes, discrimination, management toxique… L’avocate Elise Fabing et la docteure en histoire Lucile Peytavin livrent un récit implacable des dommages causés par la culture virile en entreprise, aujourd’hui en pleine expansion.

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« Le Coût de la virilité au travail. Concilier prospérité et égalité », d’Elise Fabing et de Lucile Peytavin

Le secret de la productivité des entreprises ? Selon Mark Zuckerberg, il faut notamment le chercher dans « l’énergie masculine et l’agressivité ». En 2025, le directeur général de Meta a multiplié les prises de position vantant les bienfaits de la virilité au sein des organisations. Une vision qui n’a rien d’une exception, assurent l’avocate Elise Fabing et la docteure en histoire Lucile Peytavin. Dans leur ouvrage, Le Coût de la virilité au travail (Tallandier), les autrices décrivent un monde du travail qui « se durcit », entre « compétition permanente » et « domination des autres », et apparaît aujourd’hui « gangrené par les comportements virilistes ».

Leur essai est là en premier lieu pour décrire un « éléphant dans la pièce » qu’on ne voudrait pas voir : le lien direct entre l’expansion de cette même virilité et la « déliquescence » des environnements professionnels. « Dans de nombreux secteurs, rappellent-elles tout d’abord, la performance est associée au présentéisme, à l’endurance et à la capacité à supporter une forte pression. Les environnements compétitifs valorisent le rapport de force et la prise de risque », et sont envahis par les « comportements violents, toxiques, dominants ».

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Source: Le Monde · François Desnoyers

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