La plus haute juridiction administrative française désavoue le tribunal administratif qui avait autorisé le parcours entre Bastille et Nation voulu par les organisateurs.
Publié le 31/10/2026 09:36 Mis à jour le 31/10/2026 09:40
Temps de lecture : 1min
C’est un ultime retournement de situation. Dans une ordonnance, le Conseil d'Etat a annulé samedi 31 octobre, la décision du tribunal administratif de Paris de la veille autorisant le parcours Bastille/Nation. Le tribunal avait été saisi par les organisateurs de la principale manifestation prévue samedi à Paris alors qu'il avait été interdit par la préfecture de police. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait saisi le Conseil d'Etat.
Le parcours validé pour cette journée à risques est donc celui proposé par la préfecture, de la porte de Bagnolet à celle de Charenton, en périphérie de la capitale. "L'interdiction de cet itinéraire et la proposition d'un itinéraire alternatif permettant de préserver la pleine liberté de manifester ainsi que la visibilité des revendications sur un parcours sécurisé jusqu'à sa dispersion, (...) apparaît nécessaire et n'est ni inadaptée ni disproportionnée", argue notamment le Conseil d'Etat. Il met en avant le souci "de limiter les risques d'exactions en marge du rassemblement".
La préfecture de police a réagi dans un communiqué. "Pour la sécurité de tous", elle "invite donc les personnes souhaitant manifester, à rejoindre cet itinéraire" prévu entre porte de Bagnolet et porte de Charenton. "C'est une bonne chose" a commenté sur franceinfo le lieutenant-colonel Erwan Coiffard, porte-parole de la gendarmerie nationale. De son côté, le syndicat étudiant la Fage a dénoncé "une nouvelle entrave au droit de manifester" et une "mise en danger volontaire des cortèges". L'organisation précise que l'intersyndicale doit se réunir "pour décider des suites de la mobilisation".
Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira